Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-3919

Nicolas Sansu GDR · Article 2

En clair

Nicolas Sansu a déposé cet amendement le 10 oct. 2026, avec 16 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en séance publique le 15 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – Substituer aux alinéas 26 à 30 les douze alinéas suivants :

« 1° Le 1 est ainsi rédigé :

« 1. L’impôt est calculé en appliquant à la fraction de chaque part de revenu qui excède 11 808 € le taux de :

« – 11 % pour la fraction supérieure à 11 808 € et inférieure ou égale à 30 111 € ;

« – 30 % pour la fraction supérieure à 30 111 € et inférieure ou égale à 40 001 € ;

« – 35 % pour la fraction supérieure à 40 001 € et inférieure ou égale à 55 000 € ;

« – 40 % pour la fraction supérieure à 55 000 € et inférieure ou égale à 75 001 € ;

« – 45 % pour la fraction supérieure à 75 001 € et inférieure ou égale à 100 000 € ;

« – 50 % pour la fraction supérieure à 100 000 € et inférieure ou égale à 140 001 € ;

« – 55 % pour la fraction supérieure à 140 001 € et inférieure ou égale à 200 000 € ;

« – 60 % pour la fraction supérieure à 200 000 € et inférieure ou égale à 300 001 € ;

« – 65 % pour la fraction supérieure à 300 001 € et inférieure ou égale à 400 000 € ;

« – 70 % pour la fraction supérieure à 400 000 €. ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« V. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement vise à corriger l’injustice inhérente au mode de calcul de l’impôt sur le revenu. Fondé actuellement sur 5 tranches, il manque de progressivité et applique à des situations économiques très différentes les mêmes taux. Même si cela ne concerne que les revenus dépassant le plafond de 29 579 euros, il est au mieux imprécis, au pire inégalitaire, que la tranche de 30% s’applique aussi bien pour quelqu’un gagnant 30 000 euros par an que pour quelqu’un en gagnant 80 000.

Avec notre amendement, nous proposons de rajouter 6 tranches d’imposition pour arriver à un IR à 11 tranches. Cette modification simple permettrait de faire contribuer, de manière plus précise, et à plus forte raison, les hauts revenus et permettrait d’épargner les revenus des classes dites « moyennes ».

Pour protéger les plus petits portefeuilles, notre amendement indexe également les anciennes tranches sur l’inflation. Il est en effet anormal que l’augmentation des salaires indexés sur l’inflation, simple palliatif à un coût de la vie en hausse, fasse basculer les contribuables dans une tranche d’imposition plus importante.

La progressivité de l’impôt est une condition fondamentale pour réaliser pleinement le consentement à l’impôt. Les ultra-riches parviennent encore aujourd’hui à éroder leur assiette fiscale. 0,0002% des plus riches paient, proportionnellement à leur revenu, 25% d’impôt contre parfois 50% pour la moyenne des français.

Cette réforme, qui ne ferait augmenter que de 3% le poids du 10e décile des plus riches dans le total des recettes d’IR permettrait de dégager 10 milliards de recettes annuelles en plus.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le

Auteurs 17

Nicolas Sansu GDR

Les 16 cosignataires

Scrutin public

  1. Rejeté L'amendement n° 3919 de M. Sansu à l'article 2 33 pour · 73 contre · 1 abstention

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N003919
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210