Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° I-3914
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En clair
Nicolas Sansu a déposé cet amendement le 10 oct. 2026, avec 16 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en séance publique le 16 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – Le 1 de l’article 150‑0 D du code général des impôts est ainsi modifié :
1° Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« En cas de transmission à titre gratuit de valeurs mobilières ou de droits sociaux, la plus-value latente est constatée à la date de la transmission. Le donateur ou l’héritier peut opter pour le report de l’imposition de cette plus-value jusqu’à la revente desdits actifs. Dans ce cas, la plus-value est calculée et déclarée, mais son imposition est différée jusqu’à la cession à titre onéreux par le donataire ou l’héritier. »
2° Le deuxième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Le report d’imposition constitue une dette fiscale certaine, dont le montant est déterminé au moment de la transmission. »
II. – Les dispositions du I sont applicables aux donations et successions intervenant à compter du 1er janvier 2027.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement vise à mette fin au mécanisme de purge des plus values latentes à la succession.
Lorsqu'une personne décède ou donne des titres, la plus-value latente qu'elle a accumulée disparaît. L'héritier ou le donataire reçoit les titres à leur valeur du jour, et sa plus-value, en cas de revente, ne se calcule que sur la hausse postérieure à la transmission. Un titre acheté 100 €, transmis pour 300 € puis revendu 350 € ne donne lieu qu'à l'imposition de 50 € : les 200 € acquis avant la transmission ne sont jamais taxés. Comme l'a montré le rapport Mattei-Sansu sur la fiscalité du patrimoine, les droits de mutation acquittés sont ainsi considérés comme effaçant la dette fiscale potentielle au titre des plus-values antérieures.
Cette « purge » est l'une des principales niches fiscales du patrimoine. Elle avantage les ménages aisés, qui n'ont pas besoin de vendre et conservent leurs titres jusqu'à la transmission, alors que les ménages modestes, contraints de vendre leur épargne de leur vivant, sont imposés sur leurs plus-values. Elle dissuade en outre de réaliser les gains et favorise la rétention d'actifs. Son coût, qui n'a fait l'objet d'aucune évaluation officielle en France, est estimé à environ 2 milliards d'euros par an par extrapolation de travaux américains (Hannezo, 2022).
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Auteurs 17
- GDR 16
Les 16 cosignataires
- GDR Emmanuel Maurel
- GDR Emmanuel Tjibaou
- GDR Soumya Bourouaha
- GDR Julien Brugerolles
- GDR Édouard Bénard
- GDR Jean-Victor Castor
- GDR Elsa Faucillon
- GDR Émeline K/Bidi
- GDR Karine Lebon
- GDR Jean-Paul Lecoq
- GDR Frédéric Maillot
- GDR Yannick Monnet
- GDR Marcellin Nadeau
- GDR Mereana Reid Arbelot
- GDR Stéphane Peu
- GDR Davy Rimane
Scrutin public
- Rejeté L'amendement n° 3914 de M. Sansu après l'article 4 26 pour · 68 contre · 0 abstention
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3210P1D1N003914
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210