Retiré
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° I-3336
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En clair
Emmanuel Maurel a déposé cet amendement le 10 oct. 2026, avec 16 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été retiré.
- Adoptés sur ce texte
- 412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
À la fin de l'alinéa 1, substituer au montant :
« 30 905 520 986 € »
le montant :
« 23 098 097 974 € ».
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Il est prévu pour 2027 un prélèvement sur recettes pour la contribution de la France au budget de l'Union européenne de près de 31 milliards d'euros. Soit une nouvelle hausse de 7,2% par rapport à 2026, après celle de 24,6% par rapport à 2025.
L'exposé des motifs du PLF 2027 précise que ce montant a été estimé en fonction de la révision à mi-parcours du cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027, pour tenir compte des dépenses liées au financement de certaines priorités, au demeurant légitimes, comme le soutien à l'Ukraine, les technologies stratégiques et les migrations.
Mais il précise aussi que l'ajustement des contributions des Etats-Membres maintient les "corrections forfaitaires", autrement dit les rabais obtenus par l'Autriche, l'Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède, notamment à l'occasion de la négociation sur le plan de relance Next Generation EU.
Or le montant total que la France a reçu au titre de ce plan de relance a été beaucoup plus faible que celui obtenu par d'autres pays, comme la Pologne, l'Espagne ou l'Italie. Mais elle devra pourtant participer au remboursement des sommes empruntées par l'UE plus que proportionnellement à ce qu'elle a reçu, conformément au principe de mutualisation convenu en 2021. La France a touché 40 milliards d'euros de subventions, mais sur le panier total des fonds levés par la Commission, elle devra rembourser environ 65 milliards d'ici 2058.
Enfin, rappelons que la France, fort contributeur net au budget de l'UE, voit sa situation budgétaire se dégrader en partie du fait de la politique monétaire de la Banque centrale européenne. Cette dernière ne renouvelle pas les titres de dettes française qu’elle détient lorsqu’ils arrivent à maturité (le stock d’OAT à l’actif de la Banque de France a fondu de 170 milliards d’euros depuis le déclenchement du « resserrement quantitatif » en mars 2023). Si la BCE n'avait pas procédé à ce resserrement quantitatif, le coût du service de notre dette publique s'en serait trouvé allégé de 3 milliards d'euros en 2026.
En limitant la contribution française au budget de l'UE à hauteur du montant de l'exercice 2025, cet amendement soulagera les charges publiques de 7,8 milliards d'euros, soit 0,25 point de PIB.
Son sort
- Examen
- En séance publique
Auteurs 17
- GDR 16
Les 16 cosignataires
- GDR Soumya Bourouaha
- GDR Julien Brugerolles
- GDR Édouard Bénard
- GDR Jean-Victor Castor
- GDR Elsa Faucillon
- GDR Émeline K/Bidi
- GDR Karine Lebon
- GDR Jean-Paul Lecoq
- GDR Frédéric Maillot
- GDR Yannick Monnet
- GDR Marcellin Nadeau
- GDR Stéphane Peu
- GDR Mereana Reid Arbelot
- GDR Davy Rimane
- GDR Nicolas Sansu
- GDR Emmanuel Tjibaou
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3210P1D1N003336
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210