amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° I-3325
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En clair
Jean-Victor Castor a déposé cet amendement le 10 oct. 2026, avec 16 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – Du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2029, en Guyane, le montant du droit d’examen pour la délivrance du permis de chasser mentionné à l’article L. 423‑6 du code de l’environnement et celui des redevances cynégétiques mentionnées à l’article L. 423‑19 du même code sont fixés à 0 euro.
II. – La perte de recettes pour l’Office français de la biodiversité est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services, affectée à cet établissement.
III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
L’article 83 de la loi n° 2017-256 du 28 février 2017 de programmation relative à l’égalité réelle outre-mer a soumis la chasse en Guyane au régime du permis de chasser. Pour tenir compte des réalités du territoire, il avait fixé à 0 euro le droit d’examen et les redevances cynégétiques jusqu’au 31 décembre 2022.
Près de dix ans plus tard, le dispositif reste largement inappliqué. Il n’a pas recueilli l’adhésion de la population, et la carte de chasse spécifique réclamée depuis les Assises de la chasse de 2018 par la Collectivité territoriale de Guyane, les parlementaires, les maires, les autorités coutumières et les chasseurs n’a toujours pas vu le jour. Les chasseurs guyanais sont maintenus dans l’insécurité juridique.
La chasse est en Guyane une pratique ancestrale, partagée par les populations amérindiennes, bushinengué et créoles. Elle est aussi un lien social et une ressource alimentaire. Lors de disparitions en forêt, ce sont souvent les chasseurs qui, par leur connaissance du terrain, retrouvent les personnes.
Le présent amendement rétablit la gratuité des droits du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2029, le temps de construire avec le territoire un dispositif adapté. La perte de recettes est compensée pour l’Office français de la biodiversité et pour l’État.
Auteurs 17
- GDR 16
Les 16 cosignataires
- GDR Soumya Bourouaha
- GDR Julien Brugerolles
- GDR Édouard Bénard
- GDR Elsa Faucillon
- GDR Émeline K/Bidi
- GDR Karine Lebon
- GDR Jean-Paul Lecoq
- GDR Frédéric Maillot
- GDR Emmanuel Maurel
- GDR Yannick Monnet
- GDR Marcellin Nadeau
- GDR Stéphane Peu
- GDR Mereana Reid Arbelot
- GDR Davy Rimane
- GDR Nicolas Sansu
- GDR Emmanuel Tjibaou
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3210P1D1N003325
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210