Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-2935

Sandrine Rousseau EcoS · Après l'article 16

En clair

Sandrine Rousseau a déposé cet amendement le 10 oct. 2026, avec 36 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en séance publique le 2 nov. 2026.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – Après le 3° du 4 de l’article 261 du code général des impôts, il est inséré un 3° bis ainsi rédigé :

« 3° bis Les médicaments vétérinaires et denrées alimentaires, lorsqu’ils sont achetés par un refuge au sens du II de l’article L. 214‑6 du code rural et de la pêche maritime, par une fondation reconnue d’utilité publique ou par une association régulièrement déclarée depuis au moins cinq ans, dont l’objet social est la protection animale ; ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Les médicaments vétérinaires et croquettes pèsent beaucoup dans les dépenses des refuges, fondations, associations qui récupèrent des animaux maltraités, blessés, abandonnés. La société compte sur ces organisations pour réaliser ce travail d’intérêt général.

Dans un contexte d’inflation et de baisse des dons aux associations, les refuges et centres de soins sont particulièrement fragilisés, ce qui rend d’autant plus nécessaire toute mesure permettant de réduire leurs charges et de préserver leur capacité à prendre en charge les animaux maltraités, blessés ou abandonnés.

L’annexe III à la directive TVA (2006/112/CE) autorise les États membres de l’UE à appliquer un taux réduit aux produits pharmaceutiques utilisés à des fins médicales et vétérinaires et aux denrées alimentaires destinées à la consommation animale.

Il est souvent craint qu’une baisse de TVA ne se répercute pas au niveau de l’acheteur final, les intermédiaires effaçant la baisse par une hausse de leur marge. Les vétérinaires ou magasins distribuant les croquettes ne vont pas augmenter leur prix en conséquence, et effacer ainsi la baisse de TVA, car cela signifierait augmenter le prix pour les particuliers, qui représentent l’immense majorité de leurs clients. De même, les vétérinaires ne vont pas augmenter leur prix quand ils vendent des médicaments aux associations, car cela signifierait qu’ils gèrent deux prix au niveau informatique, l’un pour les particuliers, l’autre pour les associations, ce qui n’est pas possible.

Sur la base des données de la Confédération Défense de l’Animal et du Réseau Centres de soins faune sauvage, extrapolées à l’ensemble des refuges, le coût attendu de cette mesure est d’environ 6 millions d’euros pour les refuges et centres de soins de la faune sauvage, hors associations fonctionnant avec des familles d’accueil.

Cet amendement a été travaillé avec les associations Animal Cross, Confédération Défense de l’Animal (qui regroupe 270 associations et refuges indépendants en France) et Réseau Centres de soins faune sauvage (qui regroupe plus d’une trentaine de centres de soins en France).

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le
L'amendement identique, discuté avec lui

Auteurs 37

Sandrine Rousseau EcoS

Les 36 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N002935
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210