amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° I-2868
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En clair
Lionel Vuibert a déposé cet amendement le 10 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas été soutenu en séance publique le 30 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – Au b du II de l’article 69 du code général de impôts, le montant : « 421 000 € » est remplacé par le montant : « 600 000 € ».
II. – La perte de recettes résultant pour l’État du I est compensée à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
En agriculture, le seuil de passage du régime réel simplifié au régime réel normal d’imposition, actuellement fixé à 421 000 €, apparaît aujourd’hui insuffisant au regard de l’évolution économique des exploitations agricoles.
Fixé à 365 000 € jusqu’en 2022, puis porté à 421 000 € en 2026 dans le cadre de l’actualisation triennale des seuils fiscaux, ce plafond ne tient pas suffisamment compte de l’augmentation du chiffre d’affaires des exploitations, notamment sous l’effet des restructurations et de l’évolution de leur taille au cours des dernières années.
Or, le passage au régime réel normal entraîne des obligations comptables plus lourdes, plus complexes et plus coûteuses pour les exploitants. Il impose notamment une valorisation des stocks selon leurs coûts de revient réels, sans nécessairement apporter de bénéfice supplémentaire à la gestion de l’entreprise.
Le relèvement du seuil à 600 000 € permettrait ainsi de mieux adapter le régime fiscal aux réalités économiques des exploitations agricoles, tout en permettant à un plus grand nombre d’entre elles de conserver une comptabilité simplifiée.
Cette évolution constituerait une mesure de simplification administrative et comptable, sans entraîner de coût fiscal direct pour les finances publiques, dès lors qu’elle ne modifie pas les règles de détermination du bénéfice imposable.
Le présent amendement, travaillé en lien avec la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), propose ainsi de porter de 421 000 € à 600 000 € le seuil de passage du régime réel simplifié au régime réel normal d’imposition des bénéfices agricoles, afin d’alléger les obligations comptables des exploitants et de mieux tenir compte de l’évolution de leurs activités.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Les 11 amendements identiques, discutés avec lui
- N° I-135 · Danielle Brulebois Non soutenu
- N° I-582 · Charles Sitzenstuhl Non soutenu
- N° I-894 · Julien Dive Non soutenu
- N° I-1012 · Hélène Laporte Adopté
- N° I-1226 · Jean-René Cazeneuve Non soutenu
- N° I-1566 · Françoise Buffet Non soutenu
- N° I-1706 · François-Xavier Ceccoli Non soutenu
- N° I-1972 · Éric Martineau Adopté
- N° I-2020 · Benjamin Dirx Non soutenu
- N° I-3153 · David Taupiac Non soutenu
- N° I-3291 · Philippe Fait Non soutenu
Auteur
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3210P1D1N002868
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210