amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° 2240

Arnaud Bonnet EcoS · Article 49

En clair

Arnaud Bonnet a déposé cet amendement le 9 janv. 2026, avec 36 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
210 sur 1 607amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins+102 000 000 €+102 000 000 €
Protection maladie−102 000 000 €−102 000 000 €
Reversement à la sécurité sociale des recettes de la Facilité pour la Relance et la Résilience (FRR) européenne au titre du volet « Ségur investissement » du plan national de relance et de résilience (PNRR)0 €0 €
Financer Santé publique France0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

La loi n° 2022-140 du 7 février 2022 relative à la protection des enfants, dite loi Taquet, prévoit que chaque enfant confié à l’aide sociale à l’enfance bénéficie, à son entrée dans le dispositif, d’un bilan de santé pris en charge par l’assurance maladie. Cette disposition vise à garantir l’égalité d’accès à la prévention et aux soins pour des enfants particulièrement exposés aux troubles physiques et psychiques.

Toutefois, plusieurs travaux publics, notamment ceux de la Cour des comptes et de l’Observatoire national de la protection de l’enfance, ainsi que les constats portés par les associations d’anciens enfants placés et par la commission d’enquête parlementaire sur les manquements des politiques publiques de la protection de l’enfance, convergent pour souligner que ce droit demeure insuffisamment appliqué sur le territoire, voire parfois pas appliqué du tout. Ces analyses mettent en évidence des difficultés persistantes d’articulation entre les politiques de santé et les dispositifs de protection de l’enfance, qui nuisent à l’effectivité des droits reconnus par la loi.

Le présent amendement vise à réorienter, à périmètre constant, des crédits existants de la mission « Santé » afin de renforcer la prise en compte des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance dans les politiques de prévention et d’organisation des soins. Il ne crée aucun droit nouveau, ne met en place aucun dispositif spécifique et ne modifie pas les compétences respectives des acteurs concernés.

Les crédits proposés ont vocation à soutenir, dans le cadre des politiques de santé publique existantes, des actions de pilotage, de coordination et de suivi, afin d’améliorer la cohérence, la lisibilité et l’effectivité de l’action publique en matière de prévention et d’accès aux soins pour ce public particulièrement vulnérable.

L'amendement augmente donc les crédits de la mission «Santé» de 102 000 000 euros (en AE et CP),  comme suit :

- Le programme «Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins» est crédité de 102 000 000 d’euros (en AE et CP)

Afin de respecter la règle de recevabilité financière, il prévoit une baisse du même montant (102 000 000 euros, en AE et CP) sur les crédits du programme «Protection maladie» à hauteur de 102 000 000 d'euros (en AE et CP).

La loi n° 2022-140 du 7 février 2022 relative à la protection des enfants, dite loi Taquet, prévoit que chaque enfant confié à l’aide sociale à l’enfance bénéficie, à son entrée dans le dispositif, d’un bilan de santé pris en charge par l’assurance maladie. Cette disposition vise à garantir l’égalité d’accès à la prévention et aux soins pour des enfants particulièrement exposés aux troubles physiques et psychiques.

Toutefois, plusieurs travaux publics, notamment ceux de la Cour des comptes et de l’Observatoire national de la protection de l’enfance, ainsi que les constats portés par les associations d’anciens enfants placés et par la commission d’enquête parlementaire sur les manquements des politiques publiques de la protection de l’enfance, convergent pour souligner que ce droit demeure insuffisamment appliqué sur le territoire, voire parfois pas appliqué du tout. Ces analyses mettent en évidence des difficultés persistantes d’articulation entre les politiques de santé et les dispositifs de protection de l’enfance, qui nuisent à l’effectivité des droits reconnus par la loi.

Le présent amendement vise à réorienter, à périmètre constant, des crédits existants de la mission « Santé » afin de renforcer la prise en compte des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance dans les politiques de prévention et d’organisation des soins. Il ne crée aucun droit nouveau, ne met en place aucun dispositif spécifique et ne modifie pas les compétences respectives des acteurs concernés.

Les auteurs de cet amendement n’ont pas l’intention de diminuer les crédits de ces programmes et appellent le Gouvernement à lever le gage.

Auteurs 37

Arnaud Bonnet EcoS

Les 36 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 2247

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002240
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B2247