Tombé

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte

Amendement n° CL50

Sandra Regol EcoS · Article 11

En clair

Sandra Regol a déposé cet amendement le 5 juin 2025, avec 35 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte ». Il est tombé en commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République le 12 juin 2025.

Adoptés sur ce texte
154 sur 472amendements dont le sort est connu, en commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – À l’alinéa 45, après le mot :

« éléments »,

insérer les mots :

« ou des objets susceptibles de constituer une arme dangereuse pour la sécurité publique ».

II. – Au début de l’alinéa 46, ajouter les mots :

« Lorsque la saisie porte sur une arme, des munitions ou un de ses éléments, ».

III. – En conséquence, au même alinéa, après la référence :

« L. 342‑2 »,

insérer les mots :

« ou son avocat ».

IV. – En conséquence, compléter le même alinéa par les mots :

« qui ne peut intervenir avant les délais prévus à l’article L. 342‑4 ».

V. – En conséquence, après l’alinéa 47, insérer l’alinéa suivant :

« Lorsque la saisie porte sur des objets susceptibles de constituer une arme dangereuse pour la sécurité publique, le représentant de l’État dans le département peut, dès la fin des délais prévus à l’article L. 342‑4, demander au juge de libertés et de la détention d’autoriser par ordonnance la saisie définitive ou la destruction des objets. La personne mentionnée au premier alinéa de l’article L. 342‑2 ou son avocat peuvent présenter des observations. L’ordonnance est susceptible de recours dans les conditions prévues à l’article L. 342‑4. Le recours est suspensif.

« En l’absence de saisie définitive dans un délai de trois mois à compter des délais prévus à l’article L. 342‑4, l’arme, les munitions et leurs éléments ou les objets susceptibles de constituer une arme dangereuse pour la sécurité publique saisis sont restitués à leur propriétaire. »

VI. – En conséquence, après le mot :

« destruction »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 48 :

« est autorisée dans les conditions prévues au quatrième alinéa. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Avec cet amendement, les député-es écologistes proposent de clarifier l’article 11 concernant la saisie des objets susceptibles de constituer des armes dangereuses pour la sécurité publique. En effet, la saisie pour destruction d’objets n’étant des armes que par destination, qui peuvent être extrêmement divers (tournevis, couteau, ciseaux, compas), et sur le fondement de simples suspicions de participation future à des troubles à l’ordre public dans lesquels cet objet pourrait servir d’arme, constitue une atteinte forte à la propriété privée qui fait peser un risque d’inconstitutionnalité sur le dispositif. Appliquer un régime identique à celui des armes semble donc disproportionné.

À titre d’exemple, il paraît disproportionné de faire saisir préventivement via des visites domiciliaires puis de détruire des tournevis, qui peut d’ailleurs être un outil nécessaire à l’exercice de la profession de la personne, quand bien même ces outils peuvent effectivement être utilisés comme des armes.

L’amendement propose donc une rédaction alternative prévoyant deux régimes distincts selon qu’il s’agisse d’armes ou d’objets susceptibles de servir d’armes, avec une intervention supplémentaire du JLD sur demande du préfet pour la destruction des objets susceptibles de servir d’armes.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 36

Sandra Regol EcoS

Les 35 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1470

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59051B1470P0D1N000050
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1470