amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° II-CF525
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En clair
Marie-Charlotte Garin a déposé cet amendement le 15 oct. 2026, avec 37 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire.
- Adoptés sur ce texte
- 928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire
Ce qu'il propose
Le dispositif
Supprimer cet article.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement vise à supprimer l’article 74, qui prévoit de ne pas revaloriser en 2027 la prime d’activité et les paramètres de dépenses de logement des aides personnelles au logement (APL), tout en laissant au pouvoir réglementaire la faculté de ne pas appliquer cette mesure.
L’exposé des motifs du projet de loi précise que cette mesure est circonscrite à ces deux prestations, les minima sociaux indexés (RSA, AAH, ASPA, ASS) devant être revalorisés sur l’inflation en 2027. Ce sont donc les revenus du travail modestes que le Gouvernement choisit de ne pas indexer, après des revalorisations de la prime d’activité de 4,6 % en 2024, 1,7 % en 2025 et seulement 0,8 % en 2026, qui a porté son montant forfaitaire à 638,28 € pour une personne seule. Pour les APL, il s’agit de ne pas appliquer la révision annuelle des paramètres de dépenses de logement, indexés sur l’indice de référence des loyers, au 1er octobre.
L’objectif est de limiter la progression des dépenses de l’État de 332 M€ pour la prime d’activité et de 101 M€ pour les APL en 2027. Cet effort pèse sur plus de 4,5 millions de foyers bénéficiaires de la prime d’activité, qui perçoivent en moyenne 184 € par mois, dont de nombreux travailleurs et travailleuses à temps partiel ou aux revenus irréguliers, ainsi que sur les ménages qui dépendent de l’APL pour se loger. Le Gouvernement invoque l’augmentation de 50 € par mois en moyenne de la prime d’activité adoptée en loi de finances initiale pour 2026 : elle ne saurait justifier que cette prestation décroche de l’évolution du coût de la vie et des loyers.
Le groupe écologiste et social s’oppose à cet arbitrage.
Auteurs 38
- EcoS 37
Les 37 cosignataires
- EcoS Pouria Amirshahi
- EcoS Christine Arrighi
- EcoS Clémentine Autain
- EcoS Léa Balage El Mariky
- EcoS Delphine Batho
- EcoS Lisa Belluco
- EcoS Karim Ben Cheikh
- EcoS Benoît Biteau
- EcoS Arnaud Bonnet
- EcoS Nicolas Bonnet
- EcoS Cyrielle Chatelain
- EcoS Alexis Corbière
- EcoS Hendrik Davi
- EcoS Emmanuel Duplessy
- EcoS Charles Fournier
- EcoS Damien Girard
- EcoS Steevy Gustave
- EcoS Catherine Hervieu
- EcoS Jérémie Iordanoff
- EcoS Julie Laernoes
- EcoS Tristan Lahais
- EcoS Benjamin Lucas-Lundy
- EcoS Julie Ozenne
- EcoS Sébastien Peytavie
- EcoS Marie Pochon
- EcoS Jean-Claude Raux
- EcoS Sandra Regol
- EcoS Jean-Louis Roumégas
- EcoS Sandrine Rousseau
- EcoS François Ruffin
- EcoS Eva Sas
- EcoS Sabrina Sebaihi
- EcoS Danielle Simonnet
- EcoS Sophie Taillé-Polian
- EcoS Boris Tavernier
- EcoS Nicolas Thierry
- EcoS Dominique Voynet
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO59048B3210P2D1N000525
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210