Retiré

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026

Amendement n° AS1147

Laurent Wauquiez DR · Après l'article 45 bis

En clair

Laurent Wauquiez a déposé cet amendement le 20 oct. 2025, avec 49 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 ». Il a été retiré le 31 oct. 2025.

Adoptés sur ce texte
199 sur 1 760amendements dont le sort est connu, en commission des affaires sociales

Ce qu'il propose

Le dispositif

La section 4 du chapitre 1er du titre VI du livre I du code de la sécurité sociale est ainsi modifiée :

1° L’article L. 161‑31 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« VI. – La délivrance et l’utilisation du moyen d’identification électronique interrégimes sont sécurisées afin de prévenir les fraudes et les indus. La délivrance de ce moyen d’identification est subordonnée à la présentation d’une preuve d’identité, matérielle ou dématérialisée, selon des modalités définies par décret en Conseil d’État.

2° Après le 7° du I de l’article L. 162‑14‑1, il est inséré un 7° bis ainsi rédigé :

« 7° bis Les conditions dans lesquelles les moyens d’identification électronique interrégimes peuvent être utilisés par les professionnels de santé dans le cadre de la sécurisation des prestations et de la lutte contre la fraude, déterminées par décret en Conseil d’État ; ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement des députés du groupe Droite Républicaine vise à réintroduire l’article 50 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025, censuré par le conseil constitutionnel.

En 2024, Le Haut Conseil au financement de la protection sociale (HCFiPS) estimait que la fraude sociale (cotisations et prestations) représente un manque à gagner d’au moins 13 milliards d’euros par an. Il existe donc des marges de manœuvre budgétaires substantielles, qu’il est urgent de mobiliser.

En 2020, une commission d’enquête parlementaire sur les fraudes aux prestations sociales, présidée par Patrick HETZEL, avait formulé des propositions concrètes. Elles sont malheureusement restées lettre morte.

Le défaut de sécurisation des cartes vitales est pourtant une source de fraude aux prestations sociales. L’objet du présent amendement, qui avait été adopté par le Sénat en première lecture, est de prévoir dans la loi la sécurisation de la carte vitale.

Pour ce faire, il prévoit que la délivrance de la carte vitale soit conditionnée à la présentation d’une preuve d’identité, éventuellement dématérialisée (application France identité numérique par exemple) selon des modalités définies par décret.

Pour tirer les enseignements de la censure du conseil constitutionnel, l’amendement cible les versements indus de prestations de l’assurance maladie, et renvoie les modalités d’application au champ réglementaire. L’article 50 du PLFSS 2025 contenait également une mesure de généralisation du déploiement de l’application carte Vitale, qui n’a plus lieu d’être.

Plus largement, les députés du groupe Droite Républicaine appellent le Gouvernement à inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale un projet de loi dédié à la lutte contre la fraude sociale, pour traiter ce sujet majeur dans un véhicule législatif distinct.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 50

Laurent Wauquiez DR

Les 49 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1907

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 6 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO420120B1907P0D1N001147
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1907