Retiré

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Proposition de loi relative à la lutte contre l'antisémitisme dans l'enseignement supérieur

Amendement n° AC56

Emmanuel Grégoire SOC · Article 3

En clair

Emmanuel Grégoire a déposé cet amendement le 26 avr. 2025, avec 7 cosignataires, sur le texte « Proposition de loi relative à la lutte contre l'antisémitisme dans l'enseignement supérieur ». Il a été retiré.

Adoptés sur ce texte
44 sur 106amendements dont le sort est connu, en commission des affaires culturelles et de l'éducation

Ce qu'il propose

Le dispositif

Après le mot :

« faits »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 19 :

« de nature à porter atteinte à l’ordre ou au bon fonctionnement de l’université ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement propose de revenir à la rédaction actuelle des article R. 811‑10 et suivants du code de l’éducation concernant les actes portant atteinte à l’université.

Les articles R. 811‑10 et suivants du code de l’éducation ouvre la procédure disciplinaire pour « tout fait de nature à porter atteinte à l’ordre, au bon fonctionnement ou à la réputation de l’université ».

Nous précisions que cette formulation permet d’ores et déjà aux présidents d’université d’engager une procédure en cas d’agissements antisémites, racistes ou discriminants. Nous nous interrogeons donc sur la pertinence du paragraphe 3° de lister les faits constitutifs d’une faute disciplinaire.

Si le Gouvernement tient à lister ces faits pour mieux appréhender les cas d’antisémitisme, de racisme, de discriminations, de violence ou encore de harcèlement, nous pouvons l’entendre, toutefois cela ne peut être l’occasion de durcir les cas sans rapport avec ces motifs.

Ainsi, la rédaction de l’alinéa 19 est inquiétante en ce qu’elle ouvre les procédures disciplinaires, d’une part, aux actes « susceptibles de porter atteinte » et non plus seulement « de nature à porter atteinte », ce qui est un degré différent ; et, d’autre part, aux actes qui pourraient porter atteinte à l’activité de l’université, ce qui pourrait comprendre l’organisation d’une manifestation étudiante. Ces dispositions nous semblent contraire à la vie des universités, lieux cruciaux de liberté d’expression.

Nous proposons donc de revenir à la rédaction actuelle des articles R. 811‑10 et suivants du code de l’éducation (sans la question de la réputation de l’université qui a été supprimée à juste titre).

Son sort

Auteurs 8

Emmanuel Grégoire SOC

Les 7 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1009

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO419604B1009P0D1N000056
Texte amendé (Assemblée nationale)
PIONANR5L17B1009