Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Fin de vie
Amendement n° 801
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En clair
Sandrine Dogor-Such a déposé cet amendement le 11 févr. 2026, avec 7 cosignataires, sur le texte « Fin de vie ». Il a été rejeté en séance publique le 19 févr. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 37 sur 2 146amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
Compléter l’alinéa 8 par la phrase suivante :
« Une souffrance psychologique seule ne peut en aucun cas permettre de bénéficier de l’aide à mourir. »
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
La suppression de la phrase excluant explicitement la maladie mentale du champ d’application de la présente proposition de loi soulève une inquiétude majeure quant à ses conséquences sur la santé mentale en France.
Près de 13 millions de personnes sont aujourd’hui concernées par des troubles psychiques dans notre pays. Ces pathologies constituent le premier poste de dépenses de l’assurance maladie, devant les cancers et les maladies cardio-vasculaires. Toute évolution législative susceptible de modifier le regard social et juridique porté sur la souffrance psychique doit, à ce titre, être abordée avec une extrême prudence.
L’absence d’exclusion explicite ouvre la voie à une logique contraire aux principes fondamentaux de prévention du suicide, lesquels relèvent d’une obligation des pouvoirs publics en application de l’article L. 1411-1 du code de la santé publique. Elle introduit une rupture préoccupante entre des comportements suicidaires à prévenir et une réponse létale présentée comme socialement acceptable.
Les expériences étrangères récentes appellent à une vigilance renforcée. En Belgique, 427 euthanasies pour motif psychiatrique ont été recensées depuis 2004, concernant majoritairement des troubles dépressifs et des pathologies par nature évolutives. Au Canada, l’extension de l’aide médicale à mourir a conduit à une augmentation significative des euthanasies de personnes handicapées, au point que le Comité des droits des personnes handicapées des Nations unies a recommandé, en 2023, l’abrogation de l’accès à l’euthanasie lorsque la seule condition médicale sous-jacente est une maladie mentale.
Dès lors, le rétablissement de l’exclusion explicite de la maladie mentale apparaît indispensable afin de garantir une protection claire des personnes concernées, de préserver la cohérence des politiques publiques de prévention du suicide et d’éviter toute banalisation d’une réponse létale à la souffrance psychique.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Les 5 amendements identiques, discutés avec lui
- N° 80 · Patrick Hetzel Rejeté
- N° 289 · Corentin Le Fur Non soutenu
- N° 411 · Justine Gruet Retiré
- N° 1235 · Virginie Duby-Muller Non soutenu
- N° 1640 · Thomas Ménagé Rejeté
Auteurs 8
- RN 7
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 2e lecture
- Texte amendé
- Texte de la commission n° 2453
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901BTC2453P0D1N000801
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PIONANR5L17BTC2453