Adopté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Fin de vie
Amendement n° 2397
L'amendement sur le site de l'Assemblée (nouvel onglet)Les autres amendements de ce texte →
En clair
Hanane Mansouri a déposé cet amendement le 9 mai 2025, avec 22 cosignataires, sur le texte « Fin de vie ». Il a été adopté en séance publique le 24 mai 2025.
- Adoptés sur ce texte
- 90 sur 2 691amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
Supprimer cet article.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
L’article 20, tel qu’énoncé, introduit l’euthanasie et le suicide assisté sous l’expression « aide à mourir », en permettant à une personne de recourir à une substance létale, dans les conditions définies par la loi.
Tout d’abord, cette mesure semble contraire au droit à la vie, principe fondamental inscrit dans la Constitution française de 1958 et réaffirmé par le Préambule de 1946. De plus, la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, dans son article 2, dispose que « toute personne a droit à la vie ». En autorisant l'administration d'une substance létale, l’aide à mourir porterait ainsi atteinte à ce droit essentiel. De même, l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) protège le droit à la vie en précisant que « nul ne peut être privé intentionnellement de sa vie ».
Par ailleurs, l’article 16 du Code civil insiste sur la primauté de la personne, interdisant toute atteinte à la dignité humaine et garantissant le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie. L’introduction de l’aide à mourir pourrait dès lors être perçue comme une atteinte à cette dignité, en autorisant une intervention susceptible de compromettre l’intégrité physique et morale de l’individu.
Enfin, cette disposition entre en contradiction avec les principes mêmes du Code pénal, qui sanctionne sévèrement les atteintes à la vie, telles que le meurtre (articles 221-1 et suivants) et l’empoisonnement (article 221-5). L’instauration d’une législation autorisant l’aide à mourir créerait une incohérence au sein de l’arsenal juridique, en instituant une exception permettant la privation volontaire de la vie dans certaines circonstances, alors même que le droit pénal prohibe strictement de tels actes.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Les 4 amendements identiques, discutés avec lui
- N° 2677 · Gouvernement Adopté
- N° 832 · Charles Rodwell Non soutenu
- N° 1351 · Charles Sitzenstuhl Non soutenu
- N° 1480 · Matthias Renault Adopté
Auteurs 23
Les 22 cosignataires
- RN Jorys Bovet
- RN Alexis Jolly
- RN Yaël Ménaché
- RN Thibaut Monnier
- UDR Olivier Fayssat
- RN Eddy Casterman
- RN Anchya Bamana
- UDR Sophie Ricourt Vaginay
- UDR Brigitte Barèges
- RN Anne Sicard
- RN Kévin Mauvieux
- RN Romain Baubry
- UDR Alexandre Allegret-Pilot
- RN Michèle Martinez
- UDR Éric Michoux
- RN Sophie-Laurence Roy
- UDR Bartolomé Lenoir
- RN Antoine Villedieu
- RN René Lioret
- RN Sébastien Chenu
- RN Frédéric-Pierre Vos
- RN Marie-France Lorho
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte de la commission n° 1364
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901BTC1364P0D1N002397
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PIONANR5L17BTC1364