amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Amendement n° 2384
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En clair
Chantal Jourdan a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 20 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – À la deuxième ligne de la seconde colonne du tableau de l’alinéa 2, substituer au montant :
« 118,3 »
le montant :
« 118,2 ».
II. – En conséquence, à la troisième ligne de la même colonne du même tableau du même alinéa 2, substituer au montant :
« 116,0 »
le montant :
« 116,1 ».
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement vise à revaloriser les salaires des psychologues salariés à l’hôpital public pour renforcer l’attractivité du métier au sein du secteur public et limiter le phénomène de « turn-over ».
Dans son dossier de presse du 24 mai 2024, détaillant sa feuille de route pour 2024‑2030 issue des assises de la pédiatrie et de santé de l’enfant, le Gouvernement avait annoncé son objectif de promouvoir le rôle des psychologues en hôpital public. Pour cela, le Gouvernement a précisé qu’il revaloriserait leur rémunération et qu’il élargirait les tâches et responsabilités qui leur sont confiées afin de renforcer l’attractivité de l’exercice hospitalier.
Malgré une Grande cause nationale renouvelée en faveur de la psychiatrie et de la santé mentale, force est de constater qu’aucune de ces annonces n’a pu être concrétisée depuis plus de 2 ans.
La rémunération d’un psychologue débutant demeure de 1 600 € nets en hôpital public, faisant de ce secteur, déjà défavorisé, étant le moins rémunéré de tous les secteurs d’exercice des psychologues.
En outre, les psychologues hospitaliers subissent un manque d’attractivité à l’intérieur même de la fonction publique. Ainsi, leur taux de promotion au grade supérieur est parmi les derniers de la cinquantaine de corps de métier concernés à l’hôpital. Les primes et indemnités auxquelles ils peuvent prétendre à l’hôpital sont inférieures à celles des autres versants de la fonction publique. Là où le ministère de la justice ou celui de l’éducation nationale affichent une rémunération nette de fin de carrière de 4 000 à 5 000 €, elle sera plafonnée à 3 200 € pour les psychologues à l’hôpital.
Les conséquences sont connues : vagues de départs, turn-over, postes vacants s’installent dans des services où les patients subissent déjà les difficultés d’accès aux soins et les ruptures de parcours liées à l’instabilité des équipes.
Le présent amendement vise à abonder le budget dédié afin que les mesures annoncées en matière d’attractivité et de fidélisation des psychologues à l’hôpital public soient effectives, dans le cadre d’une enveloppe budgétaire dédiée.
Auteurs 21
- SOC 20
Les 20 cosignataires
- SOC Joël Aviragnet
- SOC Fabrice Barusseau
- SOC Karim Benbrahim
- SOC Mickaël Bouloux
- SOC Dorine Bregman
- SOC Elie Califer
- SOC Colette Capdevielle
- SOC Pierrick Courbon
- SOC Alain David
- SOC Stéphane Delautrette
- SOC Iñaki Echaniz
- SOC Denis Fégné
- SOC Guillaume Garot
- SOC Céline Hervieu
- SOC Christine Pirès Beaune
- SOC Dominique Potier
- SOC Pierre Pribetich
- SOC Fabrice Roussel
- SOC Thierry Sother
- SOC Roger Vicot
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3211
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3211P0D1N002384
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3211