amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° 1494

Stéphane Viry LIOT · Après l'article 23

En clair

Stéphane Viry a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 6 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – L’article L. 162‑5‑3 du code de la sécurité sociale est ainsi modifié :

1° Après la référence : « L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles », sont insérés les mots : « ou, lorsque l’assuré réside dans une zone mentionnée au 1° de l’article L. 1434‑4 du code de la santé publique, un médecin salarié d’une société de téléconsultation agréée en application de l’article L. 4081‑1 du même code » ;

2° Sont ajoutées deux phrases ainsi rédigées : « Dans ce dernier cas, la désignation est valable un an. Elle est reconduite tacitement pour la même durée tant que l’assuré réside dans une telle zone et prend fin lorsqu’il désigne un autre médecin traitant. »

II. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le parcours de soins coordonnés, instauré par la loi du 13 août 2004 et codifié à l'article L. 162-5-3 du code de la sécurité sociale, organise le suivi de chaque assuré autour d'un médecin traitant et conditionne le remboursement à ce parcours. Sans médecin traitant déclaré, le taux de remboursement tombe de 70 % à 30 %.

Cette règle ignore la désertification médicale. Selon le directeur général de la CNAM, entendu par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale le 18 février 2026, 12 millions d'assurés n'ont pas de médecin traitant, dont la moitié n'en ont jamais eu. Selon le baromètre Ipsos-BVA de mars 2026, 73 % des Français ont renoncé à au moins un soin en cinq ans, dont 40 % pour des raisons financières. Le parcours de soins finit ainsi par sanctionner ceux à qui ce suivi est refusé faute de médecin.

L'article L. 162-5-3 permet déjà de désigner comme médecin traitant un médecin salarié d'une SISA, d'un centre de santé ou d'un établissement médico-social, mais pas un médecin salarié d'une société de téléconsultation agréée par l'État (loi du 27 décembre 2023). Le présent amendement comble ce manque pour les seuls assurés des zones sous-denses au sens du 1° de l'article L. 1434-4 du code de la santé publique. Il s'agit d'une solution transitoire : la désignation vaut un an, est reconduite tant que l'assuré réside en zone sous-dense et prend fin dès qu'il trouve un médecin traitant qui le reçoit en présence physique.

Tel est l'objet du présent amendement qui a été réfléchi avec Qare afin d’assurer une meilleure offre médicale en luttant contre les déserts médicaux.

Auteurs 7

Stéphane Viry LIOT

Les 6 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3211P0D1N001494
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211