amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° I-1960
L'amendement sur le site de l'Assemblée (nouvel onglet)Les autres amendements de ce texte →
En clair
Hervé Saulignac a déposé cet amendement le 9 oct. 2026, avec 15 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – Le B du I de la section II du chapitre premier du titre premier de la deuxième partie du livre premier du code général des impôts est complété par un article 1382 K ainsi rédigé :
« Art. 1382 K. – Les communes et les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre peuvent, par une délibération prise dans les conditions définies à l’article 1639 A bis, exonérer de taxe foncière sur les propriétés bâties les bâtiments qui appartiennent aux associations reconnues d’utilité publique, œuvrant dans le domaine de la solidarité, et sont affectés à la mise en œuvre opérationnelle de leurs missions. »
II. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement de repli - élaboré en collaboration avec la fédération de l’Ardèche du Secours populaire français - vise à permettre l’exonération de taxe foncière les locaux appartenant à des associations reconnues d’utilité publique œuvrant dans le domaine de la solidarité, sur délibération de la commune ou de l’EPCI à fiscalité propre territorialement compétent. Il s’agit ainsi de supprimer une charge financière importante qui pèse sur ces structures essentielles à la lutte contre la pauvreté.
Actuellement, sept exonérations spécifiques sont prévues par la législation à la seule volonté de la commune, comprenant notamment les installations hydroélectriques, les grand sports maritimes et fluvio-maritimes ou encore les immeubles situés en zone de revitalisation du centre-ville. Cette possibilité d’exonération mérite aujourd’hui d’être étendue aux associations menant des actions d’intérêt général dans le champ de la solidarité.
Il est cependant essentiel de distinguer les locaux affectés à l’administration générale des associations, nécessaires à leur fonctionnement quotidien, de ceux directement consacrés à la mise en œuvre de leurs actions sur le terrain. Seuls ces derniers, cruciaux pour l’accomplissement de leurs missions, sont visés par le présent amendement.
Dans un contexte marqué par une forte inflation et une augmentation significative du nombre de bénéficiaires, cette nouvelle exonération permettrait aux associations concernées de dégager des marges de manœuvre financières pour faire face à la hausse des besoins et poursuivre efficacement leurs actions en faveur des populations les plus vulnérables.
Afin de permettre sa recevabilité, cet amendement prévoit une compensation intégrale par l’État via la dotation globale de fonctionnement.
Cet amendement a été travaillé avec la fédération de l’Ardèche du Secours populaire français.
Auteurs 16
- SOC 15
Les 15 cosignataires
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3210P1D1N001960
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210