amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° I-1942
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En clair
Hervé Saulignac a déposé cet amendement le 9 oct. 2026, avec 13 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – À la fin du 5° de l’article 1382 du code général des impôts, les mots : « des mutilés de guerre ou du travail reconnues d’utilité publique et sont affectés à l’hospitalisation des membres de ces associations » sont remplacés par les mots : « reconnues d’utilité publique, œuvrant dans le domaine de la solidarité, et sont affectés à la mise en œuvre opérationnelle de leurs missions ».
II. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement - élaboré en collaboration avec la fédération de l’Ardèche du Secours populaire français - vise à exonérer de taxe foncière les locaux appartenant à des associations reconnues d’utilité publique œuvrant dans le domaine de la solidarité. Il s’agit ainsi de supprimer une charge financière importante qui pèse sur ces structures essentielles à la lutte contre la pauvreté.
Actuellement, six exonérations spécifiques sont prévues par la législation, dont l’une concerne les bâtiments appartenant à des associations de mutilés de guerre ou du travail, également reconnues d’utilité publique, lorsqu’ils sont utilisés pour l’hospitalisation de leurs membres. Cette exonération, pleinement justifiée, mérite aujourd’hui d’être étendue à d’autres associations menant des actions d’intérêt général dans les champs social et sanitaire.
Il est cependant essentiel de distinguer les locaux affectés à l’administration générale des associations, nécessaires à leur fonctionnement quotidien, de ceux directement consacrés à la mise en œuvre de leurs actions sur le terrain. Seuls ces derniers, cruciaux pour l’accomplissement de leurs missions, sont visés par le présent amendement.
Dans un contexte marqué par une forte inflation et une augmentation significative du nombre de bénéficiaires, cette nouvelle exonération permettrait aux associations concernées de dégager des marges de manœuvre financières pour faire face à la hausse des besoins et poursuivre efficacement leurs actions en faveur des populations les plus vulnérables. Afin de ne pas réduire les ressources des collectivités locales concernées, cet amendement prévoit une compensation intégrale par l’État via la dotation globale de fonctionnement.
Cet amendement a été travaillé avec la fédération de l’Ardèche du Secours populaire français.
Auteurs 14
- SOC 13
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3210P1D1N001942
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210