amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-1267

Christophe Proença SOC · Article 42

En clair

Christophe Proença a déposé cet amendement le 9 oct. 2026, avec 25 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – À la ligne 66 de la dernière colonne du tableau de l’alinéa 2, substituer au montant :

« 21 000 000 »

les mots :

« Non plafonnée ».

II. – En conséquence, à la ligne 67 de la même dernière colonne du même tableau de l’alinéa 2, substituer au montant :

« 69 000 000 »

les mots :

« Non plafonnée ».

III. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« X. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement entend déplafonner la taxe sur les spectacles musicaux et de variétés ainsi que la taxe sur le streaming musical gratuit et payant affectées au Centre national de la musique (CNM).

Ces deux taxes constituent le principal levier de financement du CNM et reposent sur un mécanisme de péréquation au sein de la filière musicale : les acteurs et spectacles générant les recettes les plus importantes contribuent ainsi au financement des artistes émergents, des structures les plus fragiles et des projets de développement de la filière sur l’ensemble du territoire.

Or, les plafonds actuels, fixés à 58 millions d’euros pour la taxe sur les spectacles et à 21 millions d’euros pour la taxe sur le streaming, ne sont plus adaptés à la dynamique économique des secteurs concernés.

S’agissant de la taxe sur la billetterie des spectacles, son rendement a fortement progressé ces dernières années, porté notamment par la hausse de la fréquentation, l’augmentation du prix moyen des billets et le développement des grandes infrastructures de spectacles. En 2025, son rendement a ainsi atteint 64,5 millions d’euros, dépassant très largement le plafond applicable. La différence entre le rendement de la taxe et son plafond est alors reversée au budget général de l’État, alors même que ces recettes ont vocation à financer directement la filière qui les acquitte.

Cette situation fragilise le modèle économique du CNM et limite sa capacité à accompagner durablement la création, l’émergence de nouveaux artistes, le spectacle vivant, l’export, l’innovation et les transitions numérique et écologique.

La même difficulté se pose pour la taxe sur le streaming musical. Son produit connaît une progression soutenue avec le développement des offres payantes et gratuites. Le plafond de 21 millions d’euros apparaît d’ores et déjà insuffisant au regard de la dynamique de cette taxe : le rendement prévisionnel pour 2026 était estimé à 21,33 millions d’euros, entraînant déjà un risque d’écrêtement. Le déplafonnement proposé permettrait ainsi de rapprocher progressivement le modèle du CNM de celui du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), en donnant à l’établissement les moyens de développer ses ressources propres et d’assurer pleinement sa mission de structuration et de soutien de la filière musicale.

Son sort

Examen
En séance publique
L'amendement identique, discuté avec lui

Auteurs 26

Christophe Proença SOC

Les 25 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N001267
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210