Tombé

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-245

Sophie Taillé-Polian EcoS · Article 10

En clair

Sophie Taillé-Polian a déposé cet amendement le 7 oct. 2026, avec 35 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il est tombé en séance publique le 30 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – Compléter l’alinéa 47 par les deux phrases suivantes :

« Lorsque la cession intervient sous la forme d’une reprise en société coopérative et participative ou d’une reprise sous forme d’actionnariat salarié collectif, la valeur des parts ou actions cédées fait l’objet d’un abattement renforcé de 90 % pour la liquidation des droits de mutation. Cet abattement bonifié est conditionné à l’engagement des salariés bénéficiaires de conserver les titres ainsi transmis pendant une durée minimale de six ans. »

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

L’article 10 du présent projet de loi de finances instaure le « Pacte Papin », censé encourager la reprise des TPE et PME par leurs salariés. Toutefois, dans sa rédaction actuelle, ce dispositif calque son volet « droits de mutation » sur une logique d'actionnariat individuel et managérial qui risque de bénéficier de manière disproportionnée à quelques cadres dirigeants désignés, sans transformer le modèle social ni la gouvernance de l'entreprise.

Alors que le dispositif « Dutreil » perpétue une logique d'héritage patronal et de rente patrimoniale en réservant l'essentiel de ses avantages à la reproduction familiale des capitalistes, le Groupe Écologiste et Social défend un tout autre modèle d'économie : la démocratie sociale, la coopération et le partage du pouvoir et de la valeur.
Les travailleuses et les travailleurs sont les véritables forces vives, créateurs de valeur et dépositaires du savoir-faire des entreprises. Favoriser le rachat ou la reprise d'entreprises par leurs salariés - sous forme de société coopérative et participative (SCOP) ou d’actionnariat salarié collectif - permet de réancrer durablement l'activité économique au cœur des territoires, d'en finir avec le chantage aux délocalisations mû par la recherche de profits à court terme, et d'instituer une réelle justice sociale dans les entreprises.

Cet amendement vise donc à réorienter le volet fiscal du « Pacte Papin ». Il réserve l'abaissement des droits de mutation aux seules reprises s'inscrivant dans un cadre collectif ou coopératif (SCOP) et porte l'exonération à 90 % - sur le modèle du Pacte Dutreil - pour toutes les transmissions opérées au profit de l'ensemble des salariés, afin d'offrir au travail les mêmes leviers d'émancipation qu'au capital.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le
L'amendement identique, discuté avec lui

Auteurs 36

Sophie Taillé-Polian EcoS

Les 35 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N000245
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210