amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026

Amendement n° 1203

François Cormier-Bouligeon EPR · Article 35

En clair

François Cormier-Bouligeon a déposé cet amendement le 30 oct. 2025, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
330 sur 2 374amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Supprimer cet article.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

L’article 35 instaure, à titre expérimental pour cinq ans, un référencement national de certains médicaments par le Comité économique des produits de santé (CEPS). Ce dispositif renforcerait la régulation économique du médicament en centralisant la sélection des produits référencés. Cette mesure, bien que visant à rationaliser le marché, risquerait de restreindre la diversité des fournisseurs et de favoriser la concentration du secteur autour de quelques grands laboratoires.

Une telle concentration pourrait accroître la dépendance de la France à un nombre limité d’acteurs industriels, malgré la prise en compte de critères de sécurité d’approvisionnement. L’exclusion d’entreprises du processus de référencement pourrait décourager la production locale et nuire aux efforts entrepris pour relocaliser la fabrication de médicaments sur le territoire national. Ainsi, la logique économique imposée par l’article 35 irait à l’encontre des politiques publiques visant à renforcer l’autonomie industrielle et la souveraineté sanitaire.

Le rapport sénatorial de 2023 sur les pénuries de médicaments a déjà mis en lumière les conséquences négatives d’une trop forte concentration du marché, notamment la dépendance à quelques sites de production. En instaurant un système de sélection restreinte, l’article 35 risquerait d’amplifier ces déséquilibres et d’aggraver les tensions d’approvisionnement déjà constatées.

Enfin, la logique de mise en concurrence instaurée par ce dispositif pourrait freiner l’innovation thérapeutique. Les appels d’offres privilégient souvent les produits existants et les grands laboratoires, au détriment des nouvelles spécialités qui n’entrent pas immédiatement dans les critères économiques. L’article 35 pourrait ainsi entraver le développement de traitements innovants et contredire les objectifs du plan Innovation Santé 2030. Sa suppression apparaît donc nécessaire pour préserver la sécurité d’approvisionnement, la souveraineté sanitaire et la compétitivité du tissu industriel français.

Son sort

Examen
En séance publique
Les 10 amendements identiques, discutés avec lui

Auteur

François Cormier-Bouligeon EPR

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1907

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B1907P0D1N001203
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1907