amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2025

Amendement n° II-2539

Julien Limongi RN · Article 42

En clair

Julien Limongi a déposé cet amendement le 7 nov. 2024, avec 63 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2025 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
470 sur 4 028amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Infrastructures et services de transports+1 €+1 €
Affaires maritimes, pêche et aquaculture0 €0 €
Paysages, eau et biodiversité0 €0 €
Expertise, information géographique et météorologie0 €0 €
Prévention des risques0 €0 €
Énergie, climat et après-mines0 €0 €
Service public de l'énergie0 €0 €
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables−1 €−1 €
Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires0 €0 €
Sûreté nucléaire et radioprotection0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement d'appel vise à attirer l'attention de l’État sur l’état préoccupant et l’abandon progressif des petites lignes ferroviaires, particulièrement dans les zones rurales. La fermeture ou la dégradation de ces lignes, souvent éclipsées par les grands axes, crée des fractures en matière de mobilité et compromet le dynamisme local. La mobilité constitue aujourd'hui un enjeu essentiel pour l’ensemble des Français. Pourtant, les habitants des petites communes se retrouvent isolés, confrontés à des trajets longs et compliqués pour accéder aux grands centres urbains.

Pour rejoindre Paris depuis la commune de La Ferté-Gaucher, par exemple, il est nécessaire d'emprunter d'abord un bus, puis un train à partir de la gare de Coulommiers. Ce trajet indirect et le manque de liaisons ferroviaires efficaces rendent les déplacements longs et compliqués : presque deux heures pour rejoindre la capitale, contre une heure pour un Lille-Paris direct. D'autant plus que cela rend axe routier La Ferté-Gaucher - Coulommiers souvent congestionné aux heures de pointe. Cette inégalité met en lumière le manque d’équité dans l'accès aux infrastructures de transport, qui complique le quotidien des habitants et limite le développement économique des communes.

L’exemple de la ligne La Ferté-Gaucher - Coulommiers est particulièrement représentatif. Longtemps fermée, sa réouverture pourrait offrir une alternative de transport essentielle et désenclaver ce secteur de Seine-et-Marne. Cet amendement appelle donc solennellement le gouvernement à examiner sérieusement les solutions de réhabilitation pour cette ligne, une mesure qui permettrait de revitaliser un secteur économiquement affaibli depuis plus de vingt-cinq ans et d’améliorer la mobilité des citoyens.

Ainsi, nous proposons de prélever 1 euro de crédit à l'action n°07 "Pilotage, support, audit et évaluations" du programme n°217 " Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables" pour abonder la sous-action n°41-01 " Infrastructures ferroviaires" de l'action n°41 "Ferroviaire" du programme n°203 "Infrastructures et services de transports".

Auteurs 64

Julien Limongi RN

Les 63 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 324

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B0324P2D1N002539
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B0324