amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Moderniser les installations hydroélectriques pour renforcer la souveraineté énergétique de la France
Amendement n° 13
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En clair
Lisa Belluco a déposé cet amendement le 25 oct. 2024, avec 35 cosignataires, sur le texte « Moderniser les installations hydroélectriques pour renforcer la souveraineté énergétique de la France ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
Ce qu'il propose
Le dispositif
Supprimer cet article.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
L’objet de cet amendement est de supprimer l’article premier de cette proposition de loi.
L’objet de cette proposition de loi, selon les auteurs, est d’éviter l’ouverture à la concurrence imposée par l’Union Européenne grâce au passage sous le statut d’autorisation.
La bascule vers un régime d’autorisation induit une cession des barrages – propriété de l’État – aux exploitants et il pourrait être prévu un droit de priorité pour les concessionnaires actuels. Or, rien ne garantit que cette solution soit compatible avec le droit européen, en particulier l’article 106 du TFUE, qui stipule que « Les entreprises chargées de la gestion de services d’intérêt économique général ou présentant le caractère d’un monopole fiscal sont soumises aux règles des traités, notamment aux règles de concurrence, dans les limites où l’application de ces règles ne fait pas échec à l’accomplissement en droit ou en fait de la mission particulière qui leur a été impartie ». La solution proposée n’en est pas une.
Une mission d’information a été lancée à l’Assemblée nationale pour étudier les options juridiques face à cette difficulté, et il est préférable d’attendre ses résultats pour identifier la solution juridique appropriée.
Enfin, les concessions n’arrivent pas toutes à terme en même temps. Or, pour celles qui disposent encore de plusieurs années de droit d’exploitation, si l’État venait à casser le contrat par le passage au statut d’autorisation, il devrait nécessairement verser des sommes très importantes aux ex-concessionnaires, comme indemnisation de fin anticipée de contrat. Une solution juridique inadaptée et coûteuse est inappropriée en l’état actuel des finances publiques.
Aussi, le groupe écologiste et social demande la suppression de cet article qui prévoit la généralisation du régime d’autorisation.
Son sort
- Examen
- En séance publique
Les 2 amendements identiques, discutés avec lui
Auteurs 36
- EcoS 35
Les 35 cosignataires
- EcoS Julie Laernoes
- EcoS Pouria Amirshahi
- EcoS Christine Arrighi
- EcoS Clémentine Autain
- EcoS Léa Balage El Mariky
- EcoS Karim Ben Cheikh
- EcoS Benoît Biteau
- EcoS Arnaud Bonnet
- EcoS Nicolas Bonnet
- EcoS Cyrielle Chatelain
- EcoS Alexis Corbière
- EcoS Hendrik Davi
- EcoS Emmanuel Duplessy
- EcoS Charles Fournier
- EcoS Marie-Charlotte Garin
- EcoS Damien Girard
- EcoS Steevy Gustave
- EcoS Catherine Hervieu
- EcoS Jérémie Iordanoff
- EcoS Tristan Lahais
- EcoS Benjamin Lucas-Lundy
- EcoS Julie Ozenne
- EcoS Sébastien Peytavie
- EcoS Marie Pochon
- EcoS Jean-Claude Raux
- EcoS Sandra Regol
- EcoS Sandrine Rousseau
- EcoS François Ruffin
- EcoS Eva Sas
- EcoS Sabrina Sebaihi
- EcoS Danielle Simonnet
- EcoS Sophie Taillé-Polian
- EcoS Boris Tavernier
- EcoS Nicolas Thierry
- EcoS Dominique Voynet
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 275
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B0275P0D1N000013
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PIONANR5L17B0275