Adopté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF2715

Christine Pirès Beaune SOC · Après l'article 87

En clair

Christine Pirès Beaune a déposé cet amendement le 22 oct. 2026, avec 17 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été adopté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 28 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Le dispositif

Le 1 du II deuxième alinéa de l’article L. 2336-1 du code général des collectivités territoriales est complété par une phrase ainsi rédigée :

« À compter de 2027, les ressources du fonds sont égales, chaque année, au montant des ressources de l’année précédente majoré par application d’un quotient, lorsque celui-ci est positif, entre, d'une part, la différence de la valeur de l'indice des prix à la consommation harmonisé du mois de novembre de l'année précédente et la valeur du même indice au titre du mois de novembre de l'antépénultième année et, d'autre part, la valeur du même indice au titre du mois de novembre de l'antépénultième année. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement fait suite aux travaux de la mission parlementaire sur les ressources des collectivités locales, confiée par le Premier ministre en avril 2026 aux députés Christine Pirès-Beaune et Jean-René Cazeneuve, et à la sénatrice Sylvie Vermeillet. La mission, dans un premier temps, a dressé un bilan objectivé de la contribution des collectivités au redressement des finances publiques en 2025 et 2026, destiné à éclairer le projet de loi de finances pour 2027. Dans un second temps, elle a émis des propositions pour le projet de loi de finances pour 2027.

En 2011, un travail transpartisan piloté par le Ministre Philippe Richert avait donné naissance à deux dispositifs de péréquation internes au bloc communal : Le FPIC à l’échelle des ensembles intercommunaux à l’échelle nationale et le FSRIF pour traiter la question spécifique des fortes inégalités de ressources entre communes d’Île-de-France.

Initialement il était prévu que les ressources du fonds, après une augmentation progressive entre 2012 et 2015, soient fixées à 2 % des recettes fiscales des communes et de leurs groupements dotés d’une fiscalité propre à compter de 2016. La double réforme territoriale engagée en 2014 et 2015 par les lois MAPTAM puis NOTRe a justifié un gel de l’évolution du FPIC dont le montant a été fixé à un milliard d’euros pour 2016 puis gelé depuis 2017 à ce niveau.

Plus de 10 ans après l’entrée en vigueur des dernières modifications de périmètre des EPCI et la création des métropoles, la stabilisation de notre carte intercommunale et la maturité de l’intégration de ces collectivités justifient de reprendre cette dynamique de progression de la péréquation intercommunale et communale.

Le retard est effectivement considérable. Si la loi s’était appliquée comme initialement prévu le montant du FPIC 2026 aurait été de plus du double de son montant actuel.

Si dans la situation actuelle un rattrapage de ce retard n’apparaît pas nécessairement opportun, nous proposons de redonner une évolution dynamique au montant du FPIC en fixant son montant annuel au montant de l’année précédente majoré du taux de l’inflation des prix.

Cette proposition apparaît ainsi équilibrée et permet de relancer la péréquation horizontale dans notre pays.

Son sort

Sort décidé le
L'amendement identique, discuté avec lui

Auteurs 18

Christine Pirès Beaune SOC

Les 17 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N002715
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210