Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF2204

Peio Dufau SOC · Article 58

En clair

Peio Dufau a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 17 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 23 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public local+10 000 000 €+10 000 000 €
Conduite et pilotage des politiques économiques et financières−10 000 000 €−10 000 000 €
Facilitation et sécurisation des échanges0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement vise à renforcer les moyens de la DGFiP pour lutter contre la fraude fiscale et
combattre la fraude à la résidence principale. Cette fraude est largement pratiquée par des
propriétaires souhaitant échapper à des contributions obligatoires liées au statut de leur résidence,
telles que la taxe sur les plus-values immobilières, la taxe d’habitation, et la surtaxe sur la THRS
permise dans les communes en zone tendue. Les remontées de terrain indiquent que le phénomène
est massif et insuffisamment contrôlé.
A l’heure où les collectivités locales voient leurs dotations diminuer, le manque à gagner engendré
par ces fraudes est considérable. Pour référence, la majoration de la taxe d’habitation sur les
résidences secondaires rapporte 1,8 millions d’euros par an à une commune comme Biarritz, et la
THRS représente une part significative des recettes de certaines communes (14,6% des recettes à
Menton, 15,8% à Biarritz) et métropoles (2,4% à Lyon, 2,7% à Bordeaux) selon l’OFGPL. Pour la
communauté d'agglomération Pays Basque, par exemple, le manque à gagner est estimé à 2 millions
d'euros par an.
Une réorientation des crédits permettrait de déployer des moyens humains et techniques pour mieux
identifier les cas de fraudes, dans un double objectif de justice fiscale et d’augmentation des recettes
pour les collectivités locales. Ils pourraient notamment contribuer à la mise en place de services
coopératifs de fiabilisation de la fiscalité locale  associant services déconcentrés de la DGFiP et
collectivités.

Le présent amendement entend donc effectuer le mouvement de crédit suivants :

- augmenter de 10 M€ (AE = CP) les crédits (titre 2) de l'action 3 "Fiscalité des particuliers et fiscalité  directe locale" du programme 156 "Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public local" ;

- réduire de 10 M€ (AE = CP) les crédits (titre 2) de l'action 7 "Pilotage des finances publiques et projets  interministériels" du programme 218 "Conduite et pilotage des politiques économiques et financières"

Les signataires du présent amendement ne souhaitent pas réduire les crédits affectés au programme
« Conduite et pilotage des politiques économiques et financières » mais simplement respecter les
règles de la recevabilité financière. Les signataires demandent au Gouvernement de lever le gage.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 18

Peio Dufau SOC

Les 17 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N002204
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210