Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° I-CF539
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En clair
Chantal Jourdan a déposé cet amendement le 3 oct. 2026, avec 8 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 8 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – Après l’article 151 septies du code général des impôts, il est inséré un article 151 septies AA ainsi rédigé :
« Art. 151 septies AA. – Le taux de l’exonération partielle prévue au 2° du II de l’article 151 septies est majoré de dix points, dans la limite de 100 %, lorsque la transmission de l’exploitation s’accompagne d’un engagement du repreneur, formalisé auprès de l’autorité administrative compétente et portant sur une durée minimale de cinq ans, de convertir tout ou partie du foncier transmis vers des productions végétales destinées à l’alimentation humaine. »
II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement vise à encourager la diversification des fermes vers les productions végétales à destination humaine.
L’article 151 septies du code général des impôts exonère, sous conditions de recettes, les plus-values professionnelles
réalisées lors de la transmission d’une exploitation agricole, notamment au moment du départ à la retraite. Le cédant,
à la différence d’un exploitant contraint à une cessation économique anticipée, se trouve généralement en position de
choisir le moment de la transmission et, dans une certaine mesure, son repreneur.
Cet amendement propose d’utiliser ce levier fiscal, déjà mobilisé par le cédant volontaire, pour encourager les
transmissions vers des systèmes de production plus diversifiés et davantage tournés vers les productions végétales, en
cohérence avec l’enjeu de souveraineté protéique et de réduction de la dépendance aux importations de protéines végétales rappelé par la stratégie nationale en la matière.
La majoration proposée n’entraîne pas de charge nouvelle disproportionnée dans la mesure où elle porte sur un
dispositif d’exonération déjà existant et cible un nombre limité de transmissions.
Cet amendement est issu d’un travail avec l’association Convergence Animaux Politiques (CAP).
Son sort
- Sort décidé le
L'amendement identique, discuté avec lui
- N° I-CF1054 · Sandrine Rousseau Rejeté
Auteurs 9
- SOC 8
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO59048B3210P1D1N000539
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210