Non soutenu

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-CF154

Valérie Rossi SOC · Après l'article 42

En clair

Valérie Rossi a déposé cet amendement le 2 oct. 2026, avec 12 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas été soutenu en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 9 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Le dispositif

L’article L. 421‑178 du code des impositions sur les biens et services est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa :

a) Le montant : « 7,32 € » est remplacé par le montant : « 9 € » ;

b) À la fin, l’année : « 2019 » est remplacée par l’année : « 2027 » ;

2° Au début du deuxième alinéa, l’année : « 2020 » est remplacée par l’année : « 2028 ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement porte à 9 € par 1 000 kilomètres le tarif de la taxe sur la distance parcourue sur le réseau autoroutier concédé, afin de faire contribuer davantage un secteur particulièrement rentable au financement des infrastructures de transport. À trafic constant, cette hausse rapporterait de l’ordre de 80 millions d’euros supplémentaires par an.

Cette taxe, dite « taxe d’aménagement du territoire » avant sa recodification aux articles L. 421‑175 à L. 421‑180 du code des impositions sur les biens et services, est due par les sociétés concessionnaires en fonction du nombre de kilomètres parcourus par les usagers sur les autoroutes concédées. Son produit, estimé à 751 millions d’euros pour 2024, est très majoritairement affecté à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF).

Le tarif de la taxe, fixé à 7,32 € par 1 000 kilomètres en 2019, n’est indexé que sur 70 % de l’inflation. Il s’établissait à 8,08 € en 2025. Il a donc progressé moins vite que les prix, alors même que la rentabilité des concessions, documentée notamment par la commission d’enquête du Sénat sur les concessions autoroutières, demeure élevée. L’écart entre l’effort demandé à ces sociétés et les profits qu’elles tirent d’un service public concédé justifie de relever ce tarif.

Les ressources ainsi dégagées renforceront les moyens de l’AFITF, qui finance les projets d’infrastructures ferroviaires, fluviales et routières ainsi que la transition écologique des mobilités.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 13

Valérie Rossi SOC

Les 12 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P1D1N000154
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210