Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° II-DN132

Aurélien Saintoul LFI-NFP · Article 49

En clair

Aurélien Saintoul a déposé cet amendement le 25 oct. 2025, avec 1 cosignataire, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il a été rejeté en commission de la défense nationale et des forces armées le 29 oct. 2025.

Adoptés sur ce texte
30 sur 143amendements dont le sort est connu, en commission de la défense nationale et des forces armées

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeCrédits de paiement
Environnement et prospective de la politique de défense0 €
Préparation et emploi des forces−1 €
Soutien de la politique de la défense0 €
Équipement des forces0 €
Pôle public des munitions (création)+1 €
Solde0 €

Autorisations d'engagement : zéro sur chaque programme.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement d’appel, il est demandé la création d’un nouveau programme « Pôle public des munitions » par un transfert de 1 euros en CP de la sous-action 2‑01 «  Commandement et activités des forces terrestres » de l’action 2 « Préparation des forces terrestres » du programme 178 « Préparation et emploi des forces » vers ce nouveau programme.

Nous demandons au Gouvernement de nationaliser la société Europlasma, qui détient des entreprises stratégiques (notamment les Forges de Tarbes, les Fonderies de Bretagne, Valdunes, Luxfer) et dont les pratiques de gestion compromettent nos capacités industrielles stratégiques.

Son principal actionnaire, Alpha Blue Ocean, a déjà été sanctionné par l’Autorité des marchés financiers en 2024 pour manipulation de cours et diffusion d’informations trompeuses.

Cette nationalisation est essentielle, car les Forges de Tarbes constituent à ce jour le seul site national capable de produire des corps d’obus de 155 mm destinés notamment aux canons Caesar.

Malgré plus de 7 millions d’euros d’avances publiques consacrées à la reprise des Forges de Tarbes, les engagements industriels n’ont pas été tenus : la production reste bloquée autour de 45 000 unités par an, loin des objectifs annoncés. Nous craignons donc que ces fonds publics destinés à relancer la production d’obus soient détournés vers d’autres opérations de rachat.

Il est donc demandé au Gouvernement de racheter l’entreprise pour 1 euro symbolique afin de ne pas financer des actionnaires qui ne respectent pas leurs engagements et qui affaiblissent considérablement notre filière industrielle sur la production des obus de 155 mm.

Pendant qu’Europlasma affaiblit notre capacité industrielle, l’industriel allemand Rheinmetall investit massivement et augmente rapidement ses capacités de production d’obus de 155 mm. L’entreprise vise une capacité annuelle de production comprise entre 1,1 million et 1,5 million d’ici 2027. Ce différentiel de production, de quelques dizaines de milliers d’unités en France à plus d’un million potentiel en Allemagne, met grandement en péril notre autonomie d’approvisionnement et notre indépendance stratégique sur ces munitions. Quand notre filière industrielle sera liquidée par la gestion actuelle d’Europlasma des Forges de Tarbes, nous serons contraints d’acheter à l’étranger, ici chez l’Allemand Rheinmetall.

La nationalisation d’Europlasma est donc une mesure urgente. Elle permettra de remettre sous contrôle public la production d’obus, d’assurer la transparence des commandes et des financements, et de préserver et développer un savoir-faire industriel indispensable à la défense et à la souveraineté de la France.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 2

Aurélien Saintoul LFI-NFP

Le cosignataire

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1906

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59046B1906P2D1N000132
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1906