Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Défiscaliser les pensions alimentaires perçues et lutter contre la précarité des familles monoparentales

Amendement n° AS4

Christine Loir RN · Après l'article 2

En clair

Christine Loir a déposé cet amendement le 15 nov. 2025, avec 14 cosignataires, sur le texte « Défiscaliser les pensions alimentaires perçues et lutter contre la précarité des familles monoparentales ». Il a été rejeté en commission des affaires sociales le 19 nov. 2025.

Adoptés sur ce texte
3 sur 9amendements dont le sort est connu, en commission des affaires sociales

Ce qu'il propose

Le dispositif

L’article L. 582‑1 du code de la sécurité sociale est ainsi modifié :

1° Au début du premier alinéa, est ajoutée une phrase ainsi rédigée :

« Le recours à l’intermédiation financière prévue au présent article est obligatoire, sauf décision contraire du juge ou refus exprès des deux parents. » ;

2° Après le même premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Cette intermédiation s’applique à toute pension alimentaire fixée par décision de justice, convention homologuée ou titre exécutoire au sens de l’article L. 582‑2. Elle peut être levée par décision motivée du juge aux affaires familiales ou sur demande conjointe des parents, sauf en cas d’antécédents d’impayés. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le rapport du Sénat sur les familles monoparentales, et plus particulièrement sa recommandation n°6, souligne que l’intermédiation financière publique des pensions alimentaires n’est devenue systématique pour les nouvelles pensions fixées qu’à compter de janvier 2023. Sa montée en puissance repose sur un important effort de recrutement au sein des CAF, près d’un millier d’ETP.

La recommandation n°6 met en avant plusieurs améliorations indispensables :

– Réaliser un bilan annuel de l’intermédiation financière (Aripa), afin d’évaluer de manière transparente la réduction réelle du taux d’impayés.

– Étendre progressivement l’intermédiation au « stock » des pensions fixées avant la réforme, et non plus uniquement au « flux » des nouvelles décisions, pour sécuriser l’ensemble des versements dus aux familles.

– Mieux informer les parents sur le fonctionnement du dispositif, notamment parce que le délai moyen de mise en place est de deux mois. Durant cette période, le parent débiteur doit continuer à verser la pension directement, ce qui est aujourd’hui insuffisamment expliqué.

– Simplifier les procédures, initialement conçues pour les situations conflictlles, afin d’accélérer et faciliter la mise en œuvre de l’intermédiation.

– Sensibiliser davantage les avocats, dont certains affirment encore à leurs clients que l’intermédiation n’est pas nécessaire en cas de divorce par consentement mutuel, alors qu’elle constitue un outil préventif essentiel.

Le rapport insiste également sur un enjeu majeur : un quart des pensions alimentaires ne sont pas recouvrées aujourd’hui, ce qui fragilise directement les familles monoparentales. Le bon déploiement de l’intermédiation financière, son extension progressive et l’amélioration des démarches constituent donc des leviers prioritaires pour sécuriser les pensions alimentaires.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 15

Christine Loir RN

Les 14 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1956

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 6 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO420120B1956P0D1N000004
Texte amendé (Assemblée nationale)
PIONANR5L17B1956