Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Reconnaître la pénibilité des métiers féminisés

Amendement n° AS2

Joséphine Missoffe EPR · Article 1er

En clair

Joséphine Missoffe a déposé cet amendement le 15 nov. 2024, avec 10 cosignataires, sur le texte « Reconnaître la pénibilité des métiers féminisés ». Il a été rejeté en commission des affaires sociales le 20 nov. 2024.

Adoptés sur ce texte
3 sur 6amendements dont le sort est connu, en commission des affaires sociales

Ce qu'il propose

Le dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« L’article L. 4121‑2 du code du travail est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« 10° Tenir compte des facteurs subjectifs susceptibles de provoquer ou d’aggraver un état de stress au travail. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

L’article 1er de la présente proposition de loi ambitionne d’enrichir la liste des facteurs de risques professionnels figurant à l’article L. 4161‑1 du code du travail en y ajoutant une référence à des « contraintes émotionnelles fortes » inhérentes à certaines activités concernant notamment les métiers dits « du soin et du lien ».

Or, les auteurs du présent amendement considèrent que cette proposition, bien que motivée par des intentions louables, est déjà satisfaite en droit.

En effet, l’article L. 4121‑1 du code du travail prévoit que « l’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs », tandis que l’accord national interprofessionnel (ANI) du 2 juillet 2008 relatif au stress au travail mentionne explicitement dans son point 4 les « pressions émotionnelles » comme composante du « stress au travail », lui-même considéré comme un risque psychosocial (RPS).

Néanmoins, puisqu’ils partagent l’intention louable susmentionnée du fait de leur attachement aux questions relatives au bien-être et à la santé au travail, les auteurs du présent amendement proposent de substituer à l’actuelle rédaction de l’article 1er une rédaction alternative permettant de renforcer la prise en compte par l’employeur, non seulement des pressions émotionnelles, mais également de l’ensemble des « facteurs subjectifs » (termes retenus par les partenaires sociaux dans l’ANI susmentionné), dans le cadre de ses obligations en matière de sauvegarde de la santé physique et et mentale de ses employés.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 11

Joséphine Missoffe EPR

Les 10 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 415

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO420120B0415P0D1N000002
Texte amendé (Assemblée nationale)
PIONANR5L17B0415