Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Instaurer un moratoire sur le projet du canal Seine-nord Europe

Amendement n° CD1

Emmanuel Blairy RN · Article 1er

En clair

Emmanuel Blairy a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 13 cosignataires, sur le texte « Instaurer un moratoire sur le projet du canal Seine-nord Europe ». Il a été rejeté en commission du développement durable et de l'aménagement du territoire le 21 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
1 sur 5amendements dont le sort est connu, en commission du développement durable et de l'aménagement du territoire

Ce qu'il propose

Le dispositif

Supprimer cet article.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement vise à supprimer l’article 1er instaurant un moratoire de dix ans sur la réalisation du Canal Seine-Nord Europe et de ses aménagements associés.

Si les interrogations relatives au coût du projet, à son financement, à ses incidences environnementales et à la gestion durable de la ressource en eau méritent une attention particulière, elles ne justifient pas l’arrêt d’un projet déjà largement engagé et bénéficiant d’un soutien financier de l’État, des collectivités territoriales et de l’Union européenne.

Le Canal Seine-Nord Europe constitue une infrastructure stratégique destinée à renforcer le transport fluvial de marchandises entre le bassin de la Seine et le réseau européen à grand gabarit. Il participe à la diversification des modes de transport et à l’amélioration de la compétitivité logistique des territoires concernés.

L’instauration d’un moratoire de dix ans ferait peser un risque majeur de renchérissement du coût final de l’opération. Dans un contexte d’inflation des matériaux, de l’énergie et des travaux publics, l’interruption puis la reprise ultérieure des chantiers entraîneraient vraisemblablement des surcoûts importants ainsi qu’une remise en cause de nombreux engagements contractuels déjà souscrits.

Par ailleurs, une telle suspension serait susceptible de fragiliser l’activité économique des territoires concernés, les entreprises mobilisées sur le chantier ainsi que les investissements publics déjà engagés.

Les questions relatives aux impacts environnementaux, à la préservation des terres agricoles, des zones humides et de la ressource en eau doivent naturellement faire l’objet d’un suivi rigoureux et d’un contrôle renforcé par les autorités compétentes. Elles appellent une amélioration continue des mesures d’évitement, de réduction et de compensation, plutôt qu’une interruption générale du projet.

Enfin, alors que les infrastructures de transport nécessitent une visibilité de long terme, un moratoire de dix ans créerait une incertitude préjudiciable pour l’ensemble des acteurs publics et privés concernés, sans apporter de réponse opérationnelle aux enjeux soulevés.

Pour ces raisons, le présent amendement propose de supprimer l’article 1er.

Son sort

Sort décidé le
L'amendement identique, discuté avec lui

Auteurs 14

Emmanuel Blairy RN

Les 13 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3170

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO419865B3170P0D1N000001
Texte amendé (Assemblée nationale)
PIONANR5L17B3170