Retiré

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2025

Amendement n° II-AC566

Roger Chudeau RN · Article 42

En clair

Roger Chudeau a déposé cet amendement le 26 oct. 2024, avec 15 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2025 ». Il a été retiré le 30 oct. 2024.

Adoptés sur ce texte
124 sur 562amendements dont le sort est connu, en commission des affaires culturelles et de l'éducation

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Enseignement scolaire public du premier degré0 €0 €
Enseignement scolaire public du second degré0 €0 €
Vie de l'élève0 €0 €
Enseignement privé du premier et du second degrés+4 651 776 €+4 651 776 €
Soutien de la politique de l'éducation nationale−4 651 776 €−4 651 776 €
Enseignement technique agricole0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Depuis des décennies, les gouvernements affichent leur volonté de faire de l’éducation une priorité des politiques publiques. Il y a un an, Gabriel Attal avait fait de l’école la « mère des batailles » : 1700 postes supprimés dans le 1er degré dans le budget 2024. Un an après, lors de son discours de politique générale, Michel Barnier a annoncé qu’il ferait de l’école une « priorité » : 4000 postes supprimés, dont 3155 dans le 1er degré.

Pour justifier cette baisse des dépenses, le ministère met en avant une baisse de la démographie scolaire (à la rentrée 2025, on annonce une diminution de 97 000 élèves scolarisés). En fondant leur politique éducative sur une logique purement comptable, le Gouvernement oublie une chose essentielle : l’enseignement n’est une dépense, mais un investissement sur l’avenir. Faire des économies sur le système éducatif est une faute stratégique : c’est sacrifier l’avenir de nos enfants.

Cette faute est d’autant plus grave et injustifiée que notre école est dans un état de crise avancée. 50 % des élèves entrant en sixième ne savent pas lire correctement. L’État devrait profiter de la baisse démographique pour améliorer les conditions de l’enseignement (revaloriser les salaires, baisser les effectifs de classe, assurer le remplacement des professeurs absents, investir dans la formation initiale et continue des enseignants).

Par ailleurs, la suppression des postes va accentuer les inégalités territoriales, en touchant massivement les zones rurales où la démographie est en berne. Comme toujours, c’est la France rurale et périphérique qui est sacrifiée les choix budgétaires de Bercy.

Le présent amendement vise à compenser la suppression des 566 ETPT du programme 139.

Il est nécessaire d’augmenter de 29 431 971 euros les crédits de titre 2 pour l’enseignement du premier degré et de 4 651 776 euros les crédits pour l’enseignement du second degré. Ces crédits sont portés par des actions différentes et la proposition d’augmentation fait donc l’objet de deux amendements.

Cet amendement augmente les crédits de l’action 3 « Enseignement en collège » du programme 139 de 4 651 776 euros et réduit à due concurrence les crédits de l’action 1 « Pilotage et mise en œuvre des politiques éducatives » du programme 214 Soutien de la politique de l’éducation nationale.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 16

Roger Chudeau RN

Les 15 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 324

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO419604B0324P2D1N000566
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B0324