Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi relatif à la protection des enfants
Amendement n° CS1059
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En clair
Sébastien Huyghe a déposé cet amendement le 2 juil. 2026, avec 31 cosignataires, sur le texte « Projet de loi relatif à la protection des enfants ». Il a été rejeté en commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi relatif à la protection des enfants le 6 juil. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 287 sur 1 238amendements dont le sort est connu, en commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi relatif à la protection des enfants
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – L’article 2226 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Lorsque l’action publique est imprescriptible en application de l’avant-dernier alinéa de l’article 7 du code de procédure pénale, l’action civile en réparation du dommage causé par ces infractions est également imprescriptible. L’action publique s’éteint au décès du responsable du dommage causé par ces infractions. »
II. – Après le mot :« mineurs », la fin du troisième alinéa de l’article 7 du code de procédure pénale est ainsi rédigée : « est imprescriptible. »
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement vise à rendre imprescriptibles les crimes mentionnés à l’article 706‑47 du code de procédure pénale, lorsqu’ils sont commis sur des mineurs. Ces infractions comprennent :
· les crimes de meurtre ou d’assassinat,
· les crimes de tortures ou d’actes de barbarie et crimes de violences sur un mineur de quinze ans ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente,
· les crimes de viol,
· les crimes de traite des êtres humains,
· le crime de proxénétisme.
La prescription de l’action publique peut faire obstacle à la poursuite et à la condamnation du criminel ou du délinquant sur mineur.
Notre législation ne prend pas en compte une réalité bien connue des professionnels, lesquels admettent que la victime peut ne recouvrir le souvenir des actes subis qu’à 35, 40 ou 50 ans, parfois bien au-delà du délai de prescription. La sortie du déni survient souvent lors d’événements importants de la vie : mariage, divorce, deuil, naissance d’un enfant ou à la suite d’un travail thérapeutique de plusieurs années.
Rien ne permet de prédire à quel âge la victime sortira du déni ou, tout simplement, trouvera la force de se livrer. C’est pourquoi le délai de prescription doit permettre aux victimes de porter plainte le plus longtemps possible.
Allonger le délai de prescription peut également constituer un outil de prévention contre la récidive. Si une victime n’a pas la force de porter plainte pour elle-même, elle peut en effet vouloir protéger d’autres enfants en danger, voire ses propres enfants.
Son sort
Auteurs 32
Les 31 cosignataires
- EPR Pauline Cestrières
- EPR Catherine Ibled
- EPR Joséphine Missoffe
- EPR Patricia Lemoine
- EPR Laure Miller
- EPR Sylvain Maillard
- EPR Bertrand Sorre
- EPR Julie Delpech
- EPR Prisca Thevenot
- EPR Ludovic Mendes
- EPR Stéphane Buchou
- EPR Brigitte Klinkert
- EPR Liliana Tanguy
- EPR Sophie Panonacle
- EPR Jean-Luc Fugit
- EPR Paul Midy
- EPR Nathalie Coggia
- EPR Annie Vidal
- EPR Olivia Grégoire
- EPR Christine Le Nabour
- DR Alix Fruchon
- HOR Philippe Fait
- EPR Moerani Frébault
- DR Thibault Bazin
- EPR Anthony Brosse
- LIOT Nicole Sanquer
- HOR Félicie Gérard
- Dem Sabine Gervais
- LIOT Jean-Pierre Bataille
- EPR Jean-François Rousset
- HOR Benoît Blanchard
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 2841
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO883517B2841P0D1N001059
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B2841