Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

Amendement n° CS323

Philippe Latombe Dem · Article 14

En clair

Philippe Latombe a déposé cet amendement le 5 sept. 2025, sur le texte « Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité ». Il a été rejeté en commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité le 9 sept. 2025.

Adoptés sur ce texte
244 sur 505amendements dont le sort est connu, en commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

Ce qu'il propose

Le dispositif

Compléter l’alinéa 2 par la phrase :

« Le choix d’une solution logicielle dont le code source n’est pas accessible ou vérifiable, et lorsqu’elle concerne un système d’information critique, fait l’objet d’une analyse de risques spécifique, documentée et présentée aux organes de direction évaluant la dépendance vis-à-vis du fournisseur, les limitations en matière d’audit de sécurité et les stratégies de réversibilité à brève échéance. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement vise à instaurer une saine gestion des risques technologiques pour les systèmes d’information les plus critiques de la Nation, en application du principe « appliquer ou expliquer ». Le projet de loi renforce à juste titre les obligations de cybersécurité. Cependant, une part majeure du risque provient des briques logicielles elles-mêmes, notamment lorsqu’elles sont des « boîtes noires » dont le fonctionnement interne est inaccessible à l’entité qui les utilise et aux autorités de contrôle. Cet amendement ne vise pas à interdire le recours aux logiciels propriétaires, mais à s’assurer que leur choix pour un usage critique soit une décision éclairée et documentée. En exigeant une analyse de risques spécifique pour les solutions à code source fermé, cet amendement contraint les entités essentielles et importantes à évaluer objectivement :

1. La dépendance technologique (vendor lock-in) : Le risque de se retrouver prisonnier d’un fournisseur unique, souvent soumis à des législations étrangères, est une vulnérabilité stratégique majeure. L’analyse devra porter sur les stratégies de réversibilité et de sortie.

2. Les limitations en matière d’audit de sécurité : L’impossibilité de réaliser ou de faire réaliser un audit complet du code source constitue un risque de sécurité intrinsèque. L’entité devra formaliser la manière dont elle entend pallier cette opacité.

3. La souveraineté des données et des systèmes : Cet amendement s’inscrit dans la continuité de l’article 16 de la loi pour une République numérique, qui demande aux administrations de préserver la « maîtrise, la pérennité et l’indépendance de leurs systèmes d’information ». Il précise cette exigence de maîtrise dans le cas des infrastructures critiques du pays.

Son sort

Sort décidé le

Auteur

Philippe Latombe Dem

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1112

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO866672B1112P0D1N000323
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1112