Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Simplifier la gestion de la commande publique par les acheteurs publics et les opérateurs économiques
Amendement n° 26
L'amendement sur le site de l'Assemblée (nouvel onglet)Les autres amendements de ce texte →
En clair
Anne-Sophie Ronceret a déposé cet amendement le 4 avr. 2026, avec 19 cosignataires, sur le texte « Simplifier la gestion de la commande publique par les acheteurs publics et les opérateurs économiques ». Il a été rejeté en séance publique le 9 avr. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 4 sur 29amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
Après l’article L. 2192‑10 du code de la commande publique, il est inséré un article L. 2192- 10‑1 ainsi rédigé :
« Art. L. 2192‑10‑1. – Lorsque le pouvoir adjudicateur n’a pas procédé au paiement des sommes dues au titulaire du marché dans les délais prévus au présent chapitre, le titulaire peut lui adresser une mise en demeure de procéder au paiement.
« À défaut de paiement dans un délai de trente jours à compter de la réception de cette mise en demeure, le titulaire peut résilier le marché pour faute de l’acheteur.
« La résiliation intervient sans préjudice du paiement des prestations exécutées, des intérêts moratoires et de l’indemnisation du préjudice éventuellement subi par le titulaire dans les conditions prévues par voie réglementaire.
« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. »
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement vise à compléter le code de la commande publique afin de mieux encadrer les retards de paiement dans les marchés publics.
En l’état du droit, lorsqu’un acheteur public paie en retard, l’entreprise a droit à des intérêts moratoires et, le cas échéant, à une indemnité forfaitaire. En revanche, elle ne peut pas mettre fin au marché lorsque ce retard de paiement se prolonge, même après une mise en demeure.
Or, ces retards peuvent fragiliser la trésorerie des entreprises, en particulier des petites et moyennes entreprises, et compliquer la poursuite du marché.
Le présent amendement prévoit donc que, lorsque les sommes dues n’ont pas été payées dans les délais, le titulaire du marché peut adresser une mise en demeure à l’acheteur public. Si le paiement n’intervient pas dans un délai de trente jours à compter de sa réception, le titulaire peut résilier le marché pour faute de l’acheteur.
Il précise également que cette résiliation est sans préjudice du paiement des prestations déjà exécutées, des intérêts moratoires et, le cas échéant, de l’indemnisation du préjudice subi.
Il tend ainsi à mieux protéger les entreprises confrontées à des retards de paiement persistants de la part des acheteurs publics.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Auteurs 20
Les 19 cosignataires
- EPR Julie Delpech
- EPR Nicole Dubré-Chirat
- EPR Jean-Luc Fugit
- EPR Sébastien Huyghe
- EPR Brigitte Klinkert
- EPR Marie Lebec
- EPR Vincent Ledoux
- EPR Christophe Marion
- EPR Paul Midy
- EPR Joséphine Missoffe
- EPR Charles Rodwell
- EPR Caroline Yadan
- DR Anne-Laure Blin
- DR Ian Boucard
- Dem Delphine Lingemann
- Dem Éric Martineau
- HOR Béatrice Piron
- LIOT Laurent Mazaury
- LIOT Stéphane Viry
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte de la commission n° 2605
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901BTC2605P0D1N000026
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PIONANR5L17BTC2605