amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité
Amendement n° 202
L'amendement sur le site de l'Assemblée (nouvel onglet)Les autres amendements de ce texte →
En clair
Marie-Agnès Poussier-Winsback a déposé cet amendement le 3 oct. 2026, avec 33 cosignataires, sur le texte « Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 0 sur 28amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :
« L’amende prévue au deuxième alinéa n’est pas prononcée à l’encontre de la personne contrôlée qui, de bonne foi, a fourni des renseignements incomplets ou inexacts ou communiqué des pièces incomplètes, lorsqu’elle les a rectifiés ou complétés de sa propre initiative ou dans le délai que lui ont imparti les agents et personnels mentionnés à l’article 26. Cette amende peut toutefois être prononcée, sans invitation préalable à régulariser, en cas de mauvaise foi ou de manœuvre frauduleuse. »
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
L’article 28 punit d’une amende pouvant atteindre dix millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires mondial le fait de fournir, lors d’un contrôle, des renseignements incomplets ou inexacts. Pour les 15 000 entités qui découvrent la régulation, dont un grand nombre de PME et de collectivités, l’erreur de bonne foi sera fréquente. Elle ne doit pas être traitée comme une obstruction.
La loi du 10 août 2018 pour un État au service d’une société de confiance (ESSOC) a consacré le droit à l’erreur. Celui-ci ne s’applique toutefois pas de plein droit aux sanctions requises pour la mise en œuvre du droit de l’Union, ni à celles prononcées par les autorités de régulation (article L. 123‑1 du code des relations entre le public et l’administration). Le présent amendement du groupe Horizons & Indépendants l’étend donc expressément au contrôle de cybersécurité, dans les termes de la loi ESSOC. Celui qui se trompe et corrige n’est pas sanctionné ; celui qui ment ou fraude l’est, sans délai.
Auteurs 34
Marie-Agnès Poussier-Winsback HOR
- HOR 33
Les 33 cosignataires
- HOR Xavier Albertini
- HOR Henri Alfandari
- HOR Thierry Benoit
- HOR Sylvain Berrios
- HOR Benoît Blanchard
- HOR Bertrand Bouyx
- HOR Jean-Michel Brard
- HOR Nathalie Colin-Oesterlé
- HOR Michel Criaud
- HOR Philippe Fait
- HOR Agnès Firmin Le Bodo
- HOR François Gernigon
- HOR Félicie Gérard
- HOR Pierre Henriet
- HOR François Jolivet
- HOR Thomas Lam
- HOR Christine Le Nabour
- HOR Didier Lemaire
- HOR Véronique Ludmann
- HOR Lise Magnier
- HOR Laurent Marcangeli
- HOR Pierre Marle
- HOR Dominique Paillat
- HOR Charlotte Parmentier-Lecocq
- HOR Jérémie Patrier-Leitus
- HOR Béatrice Piron
- HOR Jean-François Portarrieu
- HOR Isabelle Rauch
- HOR Xavier Roseren
- HOR Laetitia Saint-Paul
- HOR Vincent Thiébaut
- HOR Frédéric Valletoux
- HOR Anne-Cécile Violland
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte de la commission n° 1779
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901BTC1779P0D1N000202
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17BTC1779