amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité
Amendement n° 201
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En clair
Marie-Agnès Poussier-Winsback a déposé cet amendement le 3 oct. 2026, avec 33 cosignataires, sur le texte « Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 0 sur 28amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
Compléter l’alinéa 12 par la phrase suivante :
« Lorsque l’incident a causé ou est susceptible de causer l’extraction de données à caractère personnel, l’information du public comporte une présentation claire des risques d’usurpation d’identité et d’hameçonnage ciblé qui peuvent en résulter pour les personnes concernées, des précautions qu’elles peuvent prendre et du dispositif national d’assistance aux victimes d’actes de cybermalveillance. »
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Les fuites massives de données se multiplient : organismes sociaux, opérateurs et, cet été encore, la direction générale des finances publiques, dont le système d’information a fait l’objet d’accès illégitimes. Ces données alimentent l’usurpation d’identité et les escroqueries par hameçonnage ciblé, qui surviennent souvent des mois après l’incident. Les victimes reçoivent pourtant un message laconique qui ne leur dit ni quels risques elles courent, ni quoi faire, ni vers qui se tourner.
L’article 17 permet à l’ANSSI, lorsque la divulgation d’un incident est dans l’intérêt public, d’exiger de l’entité qu’elle informe le public ou de le faire elle-même. Le présent amendement du groupe Horizons & Indépendants garantit que cette information soit utile : risques encourus, bons réflexes, orientation vers Cybermalveillance.gouv.fr.
Rattaché à ce pouvoir de l’autorité publique, il ne crée pas d’obligation nouvelle à la charge des entités au-delà de la directive, dont il met en œuvre l’article 23, paragraphe 7. Il ne modifie pas non plus le contenu de la communication aux personnes concernées prévue par l’article 34 du RGPD, que le droit national ne peut pas modifier. Il s’applique également lorsque la victime de l’incident est une administration de l’État.
Auteurs 34
Marie-Agnès Poussier-Winsback HOR
- HOR 33
Les 33 cosignataires
- HOR Xavier Albertini
- HOR Henri Alfandari
- HOR Thierry Benoit
- HOR Sylvain Berrios
- HOR Benoît Blanchard
- HOR Bertrand Bouyx
- HOR Jean-Michel Brard
- HOR Nathalie Colin-Oesterlé
- HOR Michel Criaud
- HOR Philippe Fait
- HOR Agnès Firmin Le Bodo
- HOR François Gernigon
- HOR Félicie Gérard
- HOR Pierre Henriet
- HOR François Jolivet
- HOR Thomas Lam
- HOR Christine Le Nabour
- HOR Didier Lemaire
- HOR Véronique Ludmann
- HOR Lise Magnier
- HOR Laurent Marcangeli
- HOR Pierre Marle
- HOR Dominique Paillat
- HOR Charlotte Parmentier-Lecocq
- HOR Jérémie Patrier-Leitus
- HOR Béatrice Piron
- HOR Jean-François Portarrieu
- HOR Isabelle Rauch
- HOR Xavier Roseren
- HOR Laetitia Saint-Paul
- HOR Vincent Thiébaut
- HOR Frédéric Valletoux
- HOR Anne-Cécile Violland
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte de la commission n° 1779
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901BTC1779P0D1N000201
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17BTC1779