amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Amendement n° 2442
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En clair
Sophie Pantel a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 11 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – L’article L. 5123‑8 du code de la santé publique est ainsi modifié :
1° Le premier alinéa est ainsi rédigé :
« Afin de lutter contre le gaspillage médicamenteux, la délivrance des médicaments en officine s’effectue à l’unité lorsque leur forme pharmaceutique et leurs caractéristiques de conditionnement le permettent. Le nombre d’unités délivrées correspond aux quantités nécessaires à la durée et à la posologie du traitement prescrit, sous réserve des nécessités thérapeutiques et des exigences de sécurité sanitaire. » ;
2° Le dernier alinéa est ainsi modifié :
a) La première phrase est remplacée par deux phrases ainsi rédigées : « Un arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale, pris après avis de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, établit la liste des médicaments pour lesquels il est dérogé à la délivrance à l’unité en raison de leur forme pharmaceutique, de leurs caractéristiques de conditionnement ou de conservation, ou d’impératifs de sécurité sanitaire. Un arrêté des mêmes ministres établit la liste des dispositifs médicaux et des produits de santé autres que les médicaments mentionnés à l’article L. 162‑17 du code de la sécurité sociale qui relèvent du présent article. » ;
b) La seconde phrase est complétée par les mots : « , ainsi que les conditions de délivrance à l’unité des médicaments et les modalités d’adaptation de leurs conditionnements » ;
3° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :
« Les entreprises exploitant les médicaments concernés mettent à disposition des conditionnements adaptés à leur délivrance à l’unité, garantissant l’intégrité, la qualité, la conservation, l’identification et la traçabilité des unités délivrées. »
II. – Les dispositions du présent article entrent en vigueur le 1er janvier 2028. Un décret en Conseil d’État détermine les modalités de leur mise en œuvre progressive, en tenant compte des exigences de sécurité sanitaire et de continuité de l’approvisionnement en médicaments.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement vise à généraliser la délivrance des médicaments à l’unité afin de lutter contre le gaspillage médicamenteux et de contribuer à la maîtrise des dépenses de l’Assurance maladie.
Aujourd’hui, les médicaments sont majoritairement délivrés dans des conditionnements standardisés dont le contenu ne correspond pas toujours aux quantités nécessaires au traitement prescrit. Ainsi, lorsqu’un traitement nécessite vingt et un comprimés, la délivrance d’une boîte de vingt-huit ou trente comprimés conduit à remettre au patient des unités supplémentaires qui ne sont pas nécessaires à son traitement, mais dont le coût peut néanmoins être supporté par l’Assurance maladie.
Cette situation contribue au gaspillage médicamenteux, à l’accumulation de médicaments inutilisés dans les foyers et aux risques liés à leur réutilisation sans prescription médicale.
Si l’article L. 5123‑8 du code de la santé publique permet déjà la délivrance à l’unité de certains médicaments, cette pratique demeure facultative et limitée aux médicaments figurant sur une liste fixée par arrêté.
Le présent amendement propose donc d’inverser ce principe en faisant de la délivrance à l’unité la règle, lorsque la forme pharmaceutique et les caractéristiques de conditionnement du médicament le permettent. Le nombre d’unités délivrées devra correspondre aux quantités nécessaires au traitement prescrit, sous réserve des impératifs thérapeutiques et sanitaires.
Des exceptions demeurent prévues lorsque les caractéristiques des médicaments ou les exigences de sécurité sanitaire ne permettent pas leur délivrance à l’unité.
Afin de garantir l’effectivité de cette mesure, les entreprises pharmaceutiques seront tenues d’adapter leurs conditionnements, dans des conditions garantissant l’intégrité, la qualité, la conservation et la traçabilité des médicaments. Les modalités pratiques de mise en œuvre seront précisées par voie réglementaire.
Cette mesure vise ainsi à réduire les quantités de médicaments inutilement délivrées, à limiter leur accumulation dans les foyers et à favoriser une utilisation plus efficiente des ressources de l’Assurance maladie.
Une entrée en vigueur au 1er janvier 2028, assortie de modalités de mise en œuvre progressive, est prévue afin de permettre l’adaptation des pratiques de dispensation et des conditionnements pharmaceutiques, tout en garantissant la sécurité des patients et la continuité de l’approvisionnement en médicaments.
Auteurs 12
- SOC 11
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3211
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 6 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3211P0D1N002442
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3211