amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° 698

Hubert Ott Dem · Article 38

En clair

Hubert Ott a déposé cet amendement le 15 oct. 2026, avec 7 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Rédiger ainsi cet article :

I. – À compter du 1er janvier 2027, le régime de financement adapté des établissements mentionnés aux I, II et IV bis de l’article L. 313‑12 du code de l’action sociale et des familles, prévu à l’article 79 de la loi n° 2023‑1250 du 26décembre 2023 de financement de la sécurité sociale pour 2024, modifié par l’article 82 de la loi n° 2025‑199 du 28 février 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2025, est généralisé à l’ensemble des établissements à compter du 1er janvier 2027.

II. – Un décret précise les modalités d’application du présent article, notamment les conditions de mise en place du forfait global unique.

Un arrêté conjoint des ministres chargés de la sécurité sociale et des personnes âgées fixe la valeur nationale du point GIR à hauteur du plus haut niveau de valeur du point GIR pratiqué (hors territoires d’Outre-mer). »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

L’expérimentation engagée par la LFSS pour 2024 a permis de tester, depuis le 1er juillet 2025, le forfait global unique relatif aux soins et à l'entretien de l'autonomie (près de 1 570 Ehpad concernés représentant 19% du total de placesainsi que 115 USLD).

Les retours des acteurs, notamment ceux de l’Uniopss et plus généralement des autresfédérations, sont unanimes pour une généralisation au plus tôt. En effet, les retours récoltés dans notre réseau sontlargement positifs en termes de simplification administrative et comptable et témoignent de la nécessité de pérenniser ce modèle tarifaire.

Cette fusion a également permis, dans la majorité des départements expérimentateurs, une augmentation de la valeur du point GIR appliquée, entraînant une hausse des recettes des établissements.

Le bilan de l’expérimentation démontre :

• Une simplification importante pour les Ehpad, grâce à la suppression du cloisonnement entre les financements des soins et de la dépendance, qui facilite la gestion, la facturation, la tarification et le dialogue avec les financeurs ;

• Une meilleure adaptation aux besoins des résidents, par un financement unifié qui favorise une approche plus globale de l’accompagnement face à l’augmentation du niveau de perte d’autonomie et des besoins en soins ;

• Une forte adhésion des acteurs : 99 % des établissements répondants à l’enquête d’évaluation sont favorables à la généralisation de la fusion et 16 des 18 départements ayant répondu souhaitent également son maintien (les 2 autres répondants ne se prononçant pas) ;

• Des effets positifs sur les inégalités territoriales de financement : La valeur du point GIR a augmenté dans 17 des 23départements expérimentateurs et 52 % des établissements répondants constatent une hausse de leurs recettes ;

• Un renforcement de l’action des départements sur le maintien à domicile et la prévention de la perte d’autonomie, en raison du transfert de compétence du financement de l’autonomie, dont les actions en faveur de l’investissement, la qualité et la coordination des parcours entre domicile et établissement et structures rencontrant des difficultés.

La généralisation pourrait également résoudre la difficulté exprimée par plusieurs départements quant à la coexistence de deux régimes différents (expérimental et hors expérimentation).

De plus, la modalité de fixation de la valeur nationale du point GIR (VNPG) retenue dans l’expérimentation traduirait par un gel de la valeur du point appliqué dans plusieurs collectivités, gel qui perdurerait jusqu’à ce que cette VNPG dépasse la valeur antérieurement appliquée.

Dans un contexte économique et budgétaire marqué par la faiblesse des taux d’évolution de l’hébergement, une limitation des taux d’actualisation en 2026 et l’augmentation des charges nouvelles pesant sur les associations gestionnaires (taxe d’apprentissage, réforme de la réduction générale dégressive unique), un gel prolongé de la valeur du point GIR serait insoutenable pour les établissements concernés.

Pour garantir l’équité territoriale et la soutenabilité économique de la réforme, le présent amendement propose donc :

• de ne pas prolonger l’expérimentation mais de généraliser la fusion au 1er janvier 2027 ;

• de fixer la VNPG au niveau le plus élevé pratiqué des valeurs départementales (hors territoires d’Outre-mer) afin d’éviter tout gel. A défaut, maintenir et revaloriser annuellement la valeur départementale antérieure pour les territoires où la VNPG serait inférieure.

Cette sécurisation tarifaire est indispensable pour que la fusion des sections « Soins » et « Dépendance» produise pleinement et rapidement ses effets de simplification, de lisibilité et de renforcement des moyens des établissements, sans fragiliser les territoires où les valeurs de point sont historiquement plus élevées.

Auteurs 8

Hubert Ott Dem

Les 7 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3211P0D1N000698
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211