amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-1756

Charles Alloncle UDR · Article 60

En clair

Charles Alloncle a déposé cet amendement le 29 oct. 2026, avec 15 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
France Télévisions−10 000 000 €−10 000 000 €
ARTE France0 €0 €
Radio France0 €0 €
France Médias Monde0 €0 €
Institut national de l'audiovisuel0 €0 €
TV5 Monde0 €0 €
Solde−10 000 000 €−10 000 000 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement tire les conséquences budgétaires de la recommandation n° 47 du rapport n° 2698 de la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, qui préconise la fusion de Franceinfo et de France 24.

Il minore de 10 millions d’euros, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, les avances accordées à France Télévisions. Ce montant constitue une première étape vers l’économie de 20 millions d’euros par an, soit la moitié du coût de Franceinfo TV, que la commission d’enquête attend de cette fusion.

L’audiovisuel public finance aujourd’hui deux chaînes d’information en continu en langue française : Franceinfo, éditée par France Télévisions, et France 24, éditée par France Médias Monde. Chacune dispose de sa rédaction, de ses studios et de ses moyens de diffusion. Or, si France 24 assure une mission de service public en contribuant au rayonnement de notre pays autour du globe, la singularité comme l’utilité de France Info restent à démontrer.

Lancée en 2016, rapproché sur un canal plus favorable à proximité hertzienne immédiate de ses concurrentes, Franceinfo reste cependant la dernière des quatre chaînes d’information de la télévision numérique terrestre : en septembre 2026, elle ne réunissait que 1,1 % de part d’audience, contre 3 % pour CNews et BFMTV et 2,8 % pour LCI. La chaîne publique ne parvient pas à convaincre des téléspectateurs auprès de ses concurrentes.

La commission d’enquête propose de rassembler ces deux antennes pour créer une chaîne nationale et internationale francophone de premier plan. Cette chaîne assurera les missions spécifiques de représentation de la France et de ses intérêts à l’étranger. Elle devra se doter d’une identité éditoriale propre, qui la distingue réellement des chaînes d’information privées. Le service public n’a pas vocation à ajouter une quatrième voix à un marché déjà saturé ; il a vocation à offrir une information de référence, ouverte sur le monde, au service du rayonnement de la France.

Dans un contexte de redressement des finances publiques, deux rédactions publiques d’information en continu ne se justifient plus.

Il reviendra à France Télévisions, dans le respect de son indépendance de gestion, de tirer les conséquences de cette réduction de ses ressources.

Auteurs 16

Charles Alloncle UDR

Les 15 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P2D1N001756
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210