amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° II-1750
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En clair
Charles Alloncle a déposé cet amendement le 29 oct. 2026, avec 15 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
| Programme | Autorisations d'engagement | Crédits de paiement |
|---|---|---|
| France Télévisions | −10 000 000 € | −10 000 000 € |
| ARTE France | 0 € | 0 € |
| Radio France | 0 € | 0 € |
| France Médias Monde | 0 € | 0 € |
| Institut national de l'audiovisuel | 0 € | 0 € |
| TV5 Monde | 0 € | 0 € |
| Solde | −10 000 000 € | −10 000 000 € |
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement tire les conséquences budgétaires de la recommandation n° 38 du rapport n° 2698 de la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, qui préconise la suppression de la station Mouv’.
Il minore de 10 millions d’euros, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, les avances accordées à Radio France. Ce montant table sur les 6 millions d’euros d’économies déjà réalisées par Radio France lors du transfert de la station vers le numérique.
Lancée en 1997 à destination des jeunes publics, Mouv’ n’a jamais trouvé son auditoire. En 2015, après dix-sept ans d’existence, la station restait sous le demi-point d’audience, et sa relance de la « dernière chance » visait à peine un point. Dès 2019, la Cour des comptes recommandait son arrêt. En 2023, l’Arcom relevait encore la faiblesse des audiences du jeune public sur cette antenne.
Radio France a fini par en tirer elle-même les conséquences. La fréquence de Mouv’ a été supprimée en 2025, et la station ne subsiste plus aujourd’hui que sous la forme d’un flux musical diffusé en numérique. Ce repli confirme le constat de la commission d’enquête. Il ne justifie pas pour autant le maintien d’une marque et d’une équipe dédiées. Des plateformes privées proposent déjà gratuitement des flux musicaux consacrés aux cultures urbaines, et le service public n’a aucune valeur ajoutée à y apporter.
Le présent amendement achève ce mouvement. Les jeunes publics méritent mieux qu’une radio que ses propres dirigeants ont reléguée hors des ondes : une offre de qualité, culturelle et éducative, intégrée aux antennes et aux plateformes existantes de Radio France.
Il reviendra à Radio France, dans le respect de son indépendance de gestion, de tirer les conséquences de cette réduction de ses ressources.
Auteurs 16
Les 15 cosignataires
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3210P2D1N001750
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210