amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° II-65
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En clair
François Cormier-Bouligeon a déposé cet amendement le 12 oct. 2026, avec 9 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 571 sur 3 991amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
| Programme | Autorisations d'engagement |
|---|---|
| Développement des entreprises et régulations | +105 000 000 € |
| Plan France Très haut débit | 0 € |
| Statistiques et études économiques | −105 000 000 € |
| Stratégies économiques | 0 € |
| Financement des opérations patrimoniales en 2027 sur le compte d'affectation spéciale « Participations financières de l'État » | 0 € |
| Solde | 0 € |
Crédits de paiement : zéro sur chaque programme.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement vise à ramener la compensation versée par l'État à La Poste, au titre du service universel postal et de la mission d'aménagement du territoire, au niveau prévu pour 2023 à 2025 par le contrat d'entreprise conclu entre l'État et La Poste.
Pour ces années, le contrat fixait la compensation du service universel postal entre 500 et 520 millions d'euros selon la qualité de service atteinte, et celle de la mission d'aménagement du territoire à 174 millions d'euros. La loi de finances pour 2026 les a ramenées à 450 millions d'euros et 129 millions d'euros. L'avenant au contrat signé en 2026 n'a fixé aucun montant pour les années 2027 à 2030 et renvoie à une trajectoire que l'État devait arrêter, sans qu'elle ait été rendue publique.
Le rapport d'information de la commission des finances n° 2997 du 1er juillet 2026, présenté par MM. Jacques Oberti et Jean-René Cazeneuve, constate que les missions de service public confiées à La Poste sont toutes sous-compensées. Le déficit qui en résulte dépasse un milliard d'euros par an depuis 2021 et il est intégralement supporté par l'entreprise. Le taux de compensation n'était que de 49,8 % en 2024.
Cette sous-compensation pèse directement sur les usagers, qui voient le service postal se dégrader : délais d'acheminement allongés, tournées réorganisées, bureaux de poste aux horaires réduits. Elle pèse aussi sur les agents, dont les conditions de travail ne cessent de se détériorer. Dans le Cher, les facteurs et factrices de Léré sont en grève depuis cent jours pour obtenir des conditions de travail adéquates. Dans les communes rurales, la tournée du facteur reste souvent le dernier lien quotidien avec les habitants les plus âgés et les plus isolés. Préserver ce service suppose de le financer.
Auteurs 10
François Cormier-Bouligeon EPR
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 7 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3210P2D1N000065
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210