Adopté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-3454

Nicolas Ray DR · Article 21

En clair

Nicolas Ray a déposé cet amendement le 10 oct. 2026, avec 7 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été adopté en séance publique le 2 nov. 2026.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – A la première ligne de l’avant-dernière colonne de l’alinéa 7, substituer au nombre :

« 22 »

le nombre :

« 20 ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« VI. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement, adopté en commission des finances, vise à maintenir le montant plafond du tarif de sûreté et de sécurité (T2S) applicable aux aéroports de proximité.

Si le financement des missions de sûreté et de sécurité aéroportuaires doit naturellement être garanti, cette nécessité ne doit pas conduire à accroître davantage la fiscalité pesant sur les liaisons opérées depuis les aéroports régionaux. En effet, ces plateformes disposent d’un trafic plus limité et d’un modèle économique souvent plus fragile que celui des grands aéroports internationaux, alors même qu’elles jouent un rôle important pour la desserte et l’accessibilité de nombreux territoires enclavés.

Pourtant, à travers l’article 21 du projet de loi de finances pour 2027, une hausse de 10 % du montant de la T2S est prévue pour les aéroports relevant de la catégorie d’aéroport dont le trafic est compris entre 5000 et 700 000 passagers (catégorie 3 bis), tandis que le tarif de cette taxe serait stable pour les aéroports dont le trafic est compris entre 700 000 et 20 millions de passagers (catégories 2 et 3), et ne serait que de 8,5 % pour les aéroports de plus de 20 millions de passagers par an (catégorie 1). Autrement dit, l’effort fiscal serait donc concentré sur les plus petites plateformes.

Or, l’an dernier, par le biais de l’article 61 de la loi de finances pour 2026, le législateur a reconnu la fragilité spécifique des aéroports de proximité en créant la catégorie 3 bis d’aérodromes, afin de mieux prendre en compte leur rôle dans le maillage territorial et d’éviter qu’ils ne soient soumis aux mêmes règles que les plateformes les plus importantes.

Dès lors, il serait contradictoire de leur faire peser, dès l’année suivante une augmentation importante de la T2S.

Une telle évolution risquerait, à terme, de fragiliser certaines liaisons pourtant essentielles à l’attractivité économique et à l’accessibilité de nos territoires et de compromettre l’équilibre financier des aéroports de petite taille dont le rôle dépasse largement la seule dimension commerciale. Ces plateformes garantissent en effet une accessibilité indispensable aux entreprises locales et nationales dépendantes de la connectivité aérienne. Elles jouent également un rôle important en matière de désenclavement sanitaire, en facilitant notamment les évacuations médicales urgentes et l’accès rapide à certains établissements de soins spécialisés.

C’est pourquoi, cet amendement propose de maintenir à 20 euros le plafond de la T2S applicable aux aéroports de moins de 700 000 passagers par an.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le
Les 6 amendements identiques, discutés avec lui

Auteurs 8

Nicolas Ray DR

Les 7 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N003454
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210