amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-2409

Stella Dupont NI · Après l'article 26

En clair

Stella Dupont a déposé cet amendement le 9 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Le C du I de la section VII du chapitre premier du titre premier de la deuxième partie du livre premier du code général des impôts est complété par un article 1519 C bis ainsi rédigé :

« Art. 1519 C bis. – Le produit de la taxe sur les installations de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent en mer mentionnée à l’article 1519 B du code général des impôts, pour la part afférente aux installations situées dans la zone économique exclusive, est affecté aux organismes et selon les pourcentages suivants :

« 1° 50 % sont affectés aux conseils régionaux correspondant aux territoires situés dans le périmètre des programmes de développement territorial du cahier des charges du projet. La répartition de cette fiscalité peut faire l’objet d’une ventilation dérogatoire entre les différents niveaux de collectivités territoriales après avis de la conférence territoriale de l’action publique prévue à l’article L. 1111‑9‑1 du code général des collectivités territoriales.

« 2° 35 % sont affectés aux comités mentionnés à l’article L. 912‑1 du code rural et de la pêche maritime pour le financement de projets concourant au développement durable de la pêche et des élevages marins. Ce pourcentage est réparti à raison de 15 % au profit du comité national des pêches maritimes et des élevages marins et 20 % pour les comités régionaux des pêches maritimes et des élevages marins dans le ressort desquels les installations ont été implantées. Lorsque les installations sont implantées dans le ressort d’un ou de plusieurs comités départementaux ou interdépartementaux des pêches maritimes et des élevages marins, ces comités émettent un avis sur la sélection des projets financés dans ce ou ces départements par le comité régional des pêches maritimes et des élevages marins. Cet avis est rendu dans des conditions fixées par décret.

« 3° 10 % sont affectés, à l’échelle de la façade maritime, à l’Office français de la biodiversité ;

« 4° 5 % sont affectés aux organismes mentionnés à l’article L. 742‑9 du code de la sécurité intérieure.

« Les modalités de répartition, d’affectation et d’utilisation du produit de la taxe, la définition des catégories d’opérations éligibles et l’organisation du contrôle par l’État sont précisées par décret. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

L’État vise 45 GW d’éolien en mer installés au large des côtes françaises d’ici 2050. Atteindre cet objectif suppose des investissements considérables : adapter les ports aux énergies marines renouvelables, former les professionnels de la filière et accompagner le développement économique, social et environnemental des territoires littoraux.

Ces investissements relèvent en grande partie des compétences des régions : ports, formation professionnelle, développement économique. Elles sont pleinement engagées dans cette dynamique, comme en témoigne la région Pays de la Loire, qui accueille avec le parc de Saint-Nazaire le premier parc éolien en mer commercial de France. Elles ne disposent pourtant d’aucune ressource dédiée pour y faire face.

La fiscalité actuelle de l’éolien en mer, pensée pour les parcs du domaine public maritime, repose sur une logique de compensation : la moitié du produit revient aux communes littorales situées à moins de 12 milles nautiques, au titre de la gêne visuelle. Cette logique n’a pas de sens pour les parcs implantés dans la zone économique exclusive, trop éloignés des côtes pour être visibles. Ces parcs représenteront pourtant les deux tiers de la puissance installée en 2050.

Cet amendement fait donc évoluer la fiscalité des parcs en zone économique exclusive vers une logique d’investissement. La moitié du produit est affectée aux régions concernées par les programmes de développement territorial des projets, pour financer les infrastructures portuaires, la formation et l’économie bleue. Une répartition différente entre collectivités reste possible après avis de la conférence territoriale de l’action publique. Le reste du produit continue de financer la pêche (35 %), la biodiversité marine (10 %) et le sauvetage en mer (5 %).

Cet amendement a été travaillé avec Régions de France.

Son sort

Examen
En séance publique
Les 4 amendements identiques, discutés avec lui

Autrice

Stella Dupont NI

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N002409
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210