amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026
Amendement n° 536
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En clair
Valérie Bazin-Malgras a déposé cet amendement le 29 oct. 2025, avec 2 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 ». Il n'a pas été soutenu en séance publique le 9 nov. 2025.
- Adoptés sur ce texte
- 330 sur 2 374amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
Supprimer cet article.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
L’article 24 constitue une atteinte portée contre la médecine libérale.
Il remet en cause la notion même de négociation équitable entre l’Assurance maladie et les représentants des professionnels de santé, ainsi que le principe fondateur de la convention médicale.
À terme, le mécanisme prévu par cet article pourrait être étendu à toutes les professions de santé conventionnées, menaçant ainsi l’équilibre du modèle libéral français. L’ensemble des acteurs du système de santé, y compris l’Assurance maladie elle-même, reconnaissent que les tarifs des actes médicaux en France sont sous-évalués. Inspiré du rapport « Charges et produits pour 2026 » de la CNAM, l’article 24 cible aujourd’hui six spécialités médicales jugées comme bénéficiant de « rentes » financées par des fonds publics.
Plus inquiétant encore, le texte prévoit que ce dispositif puisse être appliqué aux établissements de soins considérés comme excessivement rentables. Une telle logique est contre-productive : elle substitue à la recherche d’efficience une politique punitive de revenu, contraire aux principes de la médecine libérale.
Ce dispositif fragilise profondément l’ensemble de l’offre de soins libérale, sans concerner les structures publiques, et met en péril :
– le maillage territorial, déjà affaibli par la démographie médicale ;
– la capacité d’investissement dans l’innovation technologique et organisationnelle ;
– la rapidité de prise en charge et, par conséquent, les chances de guérison des patients.
Les baisses tarifaires successives ne toucheront pas uniquement les six spécialités visées mais l’ensemble de la filière, avec des répercussions importantes pour la médecine de proximité, la filière cancer et la recherche d’excellence médicale. Dans un contexte de tension extrême, la priorité doit être la stabilité et la concertation, afin de préserver la souveraineté de la filière santé dans l’attente d’une loi de programmation de
l’organisation sanitaire.
Les professionnels de santé libéraux partagent l’objectif d’une dépense publique mieux maîtrisée, mais les économies doivent venir d’une meilleure pertinence des soins et des parcours de santé, non de mesures tarifaires arbitraires. Une telle approche, fondée sur la coopération et l’évaluation, produirait des effets bien plus durables et justes que la logique punitive introduite par cet article.
L’abrogation de l’article 24 est donc un appel à restaurer les principes conventionnels, à renouer un partenariat de confiance entre l’Assurance maladie et les professionnels, et à replacer la concertation au cœur de la politique de santé publique.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Les 4 amendements identiques, discutés avec lui
- N° 341 · Michel Castellani Non soutenu
- N° 482 · Josiane Corneloup Rejeté
- N° 969 · Eric Liégeon Non soutenu
- N° 1135 · Christelle D'Intorni Rejeté
Auteurs 3
- DR 2
Les 2 cosignataires
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 1907
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B1907P0D1N000536
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B1907