amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° II-2719

Liliana Tanguy EPR · Article 49

En clair

Liliana Tanguy a déposé cet amendement le 18 nov. 2025, avec 10 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
558 sur 4 011amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Infrastructures et services de transports−90 000 000 €−90 000 000 €
Affaires maritimes, pêche et aquaculture+90 000 000 €+90 000 000 €
Paysages, eau et biodiversité0 €0 €
Expertise, information géographique et météorologie0 €0 €
Prévention des risques0 €0 €
Énergie, climat et après-mines0 €0 €
Service public de l'énergie0 €0 €
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires0 €0 €
Sûreté nucléaire et radioprotection0 €0 €
Ecologie – mise en extinction du plan de relance0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Lors du Comité interministériel de la mer (CIMer) du printemps 2025, le Premier ministre a annoncé
son ambition de décarboner le secteur maritime, annonçant que 90 millions d’euros issus du produit de
l’ETS maritime seraient mobilisés à cette fin pour 2026. Cette annonce a été confirmée par la voix de
Président de la République lors de l’UNOC qui s’est tenue en juin dernier.
Dans le cadre de l’Accord de Paris et des objectifs de l’OMI (neutralité carbone d’ici 2050, –20 %
d’émissions en 2030, –70 % en 2040), la France doit accélérer l’investissement dans la transition
écologique de la filière.
Depuis 2024, le secteur maritime est intégré au marché européen du carbone (EU ETS) : conformément
à la directive (UE) 2023/959, les recettes générées peuvent être fléchées vers des mesures de réduction
des émissions, comme le pratiquent déjà plusieurs États membres.
Pourtant, aucune enveloppe spécifique n’est aujourd’hui dédiée au maritime, alors même que ce secteur
va contribuer de plus en plus, du fait de la part croissante de ses émissions désormais couvertes par l’EU
ETS : environ 140 M€ en 2024 pour 40 % des émissions, part appelée à atteindre 70 % en 2025 puis
100 % en 2026, pour un total estimé à 350 M€ en régime plein
La contribution croissante du secteur maritime au SEQE-UE représente un effort financier important
pour les acteurs français. Il est donc essentiel que les recettes ainsi générées soient réorientées vers la
transition écologique du secteur, afin de soutenir les investissements nécessaires et de préserver la
compétitivité de la filière maritime, notamment face à la concurrence internationale.
Ce financement a vocation à augmenter au fil des années à la faveur du dynamisme de cette ressource,
permettant ainsi de répondre à l’accroissement des besoins de financement de la trajectoire de
décarbonation du secteur maritime. Ce dispositif vise donc à soutenir l’investissement productif en
mobilisant les moyens nécessaires au financement des investissements stratégiques du pays, notamment
dans la transition écologique et la souveraineté.
Le présent amendement propose donc de transférer 90 M€ du programme 203, action 45 « Transports
combinés », vers le programme 205, action 03 « Innovation et flotte de commerce », afin d’accélérer la
décarbonation du transport maritime, conformément à la feuille de route du CIMer 2025.
Il est demandé au Gouvernement de lever le gage afin de préserver les crédits destinés aux transports
combinés.

Auteurs 11

Liliana Tanguy EPR

Les 10 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1906

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B1906P2D1N002719
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1906