amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026
Amendement n° II-861
L'amendement sur le site de l'Assemblée (nouvel onglet)Les autres amendements de ce texte →
En clair
Aurélien Dutremble a déposé cet amendement le 7 nov. 2025, avec 46 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 558 sur 4 011amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
Insérer l'article ainsi rédigé :
Article additionnel
"I. – La personne admise au statut de réfugié ne peut plus bénéficier du droit aux prestations familiales de façon rétroactive, à compter de son entrée en France.
II. – La décision d’admission au statut de réfugié a un caractère recognitif valable à compter du mois de délivrance du récépissé de demande de titre de séjour.
III. – La Caisse nationale des allocations familiales et les organismes sociaux susceptibles de verser des prestations en tirent les conséquences pour adapter leur réglementation et leurs modalités d’ouverture des droits."
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement d’appel vise à mettre fin à la rétroactivité du droit aux prestations familiales accordé aux demandeurs d’asile après l’obtention du statut de réfugié.
Depuis un arrêt de la Cour de cassation du 13 janvier 2011 (n° 10-30.141), les personnes reconnues réfugiées peuvent percevoir rétroactivement l’ensemble des prestations familiales et aides sociales, à compter de leur entrée initiale en France.
Cette jurisprudence confère à la décision d’admission un caractère recognitif, ouvrant des droits sociaux antérieurement à la régularisation de leur séjour.
Avant cet arrêt, ces prestations n’étaient versées qu’à compter du mois suivant la délivrance du récépissé de demande de titre de séjour.
Dans un contexte budgétaire contraint marqué par la hausse du coût de la vie et par la précarité croissante de nombreux Français, il apparaît légitime de revenir sur cette interprétation.
Alors que près d’un quart des Français déclarent avoir des difficultés à se nourrir correctement et que 10 millions vivent sous le seuil de pauvreté, il n’est pas acceptable que l’État ouvre rétroactivement des droits sociaux à des personnes dont la régularité du séjour n’était pas encore acquise.
Cet amendement a vocation à ouvrir un débat de responsabilité et d’équité sur l’usage des deniers publics, en invitant le Gouvernement à modifier la réglementation applicable aux organismes sociaux pour réserver le bénéfice des prestations à compter de la reconnaissance officielle du statut.
Auteurs 47
Les 46 cosignataires
- RN Philippe Ballard
- RN Romain Baubry
- RN José Beaurain
- RN Emmanuel Blairy
- RN Sophie Blanc
- RN Jérôme Buisson
- RN Sébastien Chenu
- RN Nathalie Da Conceicao Carvalho
- RN Sandra Delannoy
- RN Hervé de Lépinau
- RN Jocelyn Dessigny
- RN Edwige Diaz
- RN Auguste Evrard
- RN Jonathan Gery
- RN Frank Giletti
- RN Florence Goulet
- RN Géraldine Grangier
- RN Jordan Guitton
- RN Marine Hamelet
- RN Sébastien Humbert
- RN Alexis Jolly
- RN Tiffany Joncour
- RN Florence Joubert
- RN Julie Lechanteux
- RN Nadine Lechon
- RN Julien Limongi
- RN Marie-France Lorho
- RN Philippe Lottiaux
- RN David Magnier
- RN Michèle Martinez
- RN Alexandra Masson
- RN Joëlle Mélin
- RN Yaël Ménaché
- RN Thierry Perez
- RN Kévin Pfeffer
- RN Stéphane Rambaud
- RN Angélique Ranc
- RN Catherine Rimbert
- RN Joseph Rivière
- RN Sophie-Laurence Roy
- RN Anaïs Sabatini
- RN Emmanuel Taché
- UDR Éric Michoux
- RN Julien Odoul
- RN Alexandre Dufosset
- RN Manon Bouquin
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 1906
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B1906P2D1N000861
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B1906