amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° II-321

Virginie Duby-Muller DR · Article 49

En clair

Virginie Duby-Muller a déposé cet amendement le 4 nov. 2025, avec 8 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
558 sur 4 011amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Formations supérieures et recherche universitaire0 €0 €
Vie étudiante0 €0 €
Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires+10 000 000 €+10 000 000 €
Recherche spatiale0 €0 €
Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables−10 000 000 €−10 000 000 €
Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle0 €0 €
Recherche duale (civile et militaire)0 €0 €
Enseignement supérieur et recherche agricoles0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement propose d’augmenter de 10 millions d’euros par an les crédits alloués à la recherche fondamentale sur les cancers pédiatriques. En France, près de 2 500 enfants et adolescents sont diagnostiqués chaque année d’un cancer. Malgré un taux de survie à cinq ans d’environ 80 %, ces maladies demeurent la première cause de décès par maladie chez les enfants de plus d’un an. Environ 500 jeunes meurent chaque année, tandis que deux tiers des survivants gardent des séquelles lourdes de leur traitement. Les cancers spécifiquement pédiatriques, comme les tumeurs du tronc cérébral, restent particulièrement résistants aux traitements existants. Une recherche ciblée est donc essentielle pour mieux comprendre leurs mécanismes et développer des essais cliniques adaptés.

Depuis 2018, un financement fléché de 5 millions d’euros par an, voté à l’unanimité dans le cadre du projet de loi de finances pour 2019, a permis à l’Institut national du cancer (INCa) de lancer plusieurs programmes innovants : mobilité internationale de jeunes chercheurs, structuration des équipes, partage de données, ou encore appels à projets ambitieux tels que « High Risk-High Gain ». Ces initiatives ont stimulé la recherche française et mobilisé la communauté scientifique, mais les besoins restent largement supérieurs.

Les experts estiment qu’il faut au minimum 10 millions d’euros par an pour la recherche fondamentale et autant pour la recherche clinique, aujourd’hui très peu soutenue. Entre 2018 et 2022, seuls 11 projets cliniques pédiatriques ont été financés sur 177. Les ministres de la Santé et de la Recherche ont reconnu en 2025 la nécessité d’un financement total de 20 millions d’euros, cofinancé à parts égales par leurs ministères. Toutefois, l’instabilité politique rend incertain le respect de cet engagement. Cet amendement vise donc à garantir la pérennité de ce financement vital pour les enfants atteints de cancer, sans réduire les moyens destinés à la recherche sur les cancers de l’adulte.

Pour cela, cet amendement propose d’y parvenir :

– en fléchant 10 millions d’euros de crédits supplémentaires vers l’action 15 « Recherches scientifiques et technologiques en sciences de la vie et de la santé » au sein du programme 172 « Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires »

– et réduisant de 10 millions d’euros les crédits de l’action 12 « Recherche dans le domaine des transports, de la construction et de l’aménagement » au sein du programme 190 « Recherche dans les domaines de l’énergie et de la mobilité durables ».

Auteurs 9

Virginie Duby-Muller DR

Les 8 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1906

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 6 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B1906P2D1N000321
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1906