amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026
Amendement n° I-2324
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En clair
François Jolivet a déposé cet amendement le 22 oct. 2025, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il n'a pas été soutenu en séance publique le 13 nov. 2025.
- Adoptés sur ce texte
- 558 sur 4 011amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :
« 1° A Au deuxième alinéa, le taux : « 70 % » est remplacé par le taux : « 50 % » ; »
II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :
« V. – La perte de recettes résultant pour l’État du I est compensée, à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
La déduction pour épargne de précaution (DEP), instaurée en 2019, constitue un outil fiscal souple et efficace, incitant les exploitants agricoles à une gestion responsable de leur trésorerie. Elle s’inscrit dans une politique globale de gestion des risques en agriculture, en complément des dispositifs assurantiels, et contribue depuis plusieurs années à renforcer la résilience des exploitations françaises.
En pratique, les sommes mises en réserve doivent être utilisées dans les dix années suivant leur constitution, et réintégrées au résultat fiscal lors de leur emploi. La loi de finances pour 2025 a introduit un mécanisme de réintégration partielle, limité à 70 %, en cas de sinistres climatiques, sanitaires ou naturels, lorsqu’une indemnisation est versée par les assurances multirisques agricoles, le FMSE, la solidarité nationale ou le dispositif des calamités agricoles.
Le présent amendement propose d’abaisser ce seuil de réintégration à 50 % dans les situations couvertes, afin d’accroître l’efficacité et l’attractivité du dispositif.
Face à la multiplication des aléas climatiques (sécheresses, inondations) et des crises sanitaires (épizooties, tuberculose, dermatose nodulaire contagieuse), il est indispensable d’apporter aux agriculteurs des marges de manœuvre supplémentaires pour renforcer leur trésorerie et assurer la continuité de leur activité.
Cette mesure améliorera la résilience des exploitations en cas de crise, en renforçant le caractère incitatif de la DEP et en confortant son rôle central dans la gestion des risques agricoles.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Les 14 amendements identiques, discutés avec lui
- N° I-278 (Rect) · Jérôme Nury Adopté
- N° I-294 (Rect) · Jean-Yves Bony Adopté
- N° I-646 · Hubert Brigand Non soutenu
- N° I-742 · Julien Dive Adopté
- N° I-848 · Stéphane Travert Adopté
- N° I-1112 · Jocelyn Dessigny Adopté
- N° I-1195 · Christelle Minard Non soutenu
- N° I-1392 · Eric Liégeon Adopté
- N° I-1572 · Danielle Brulebois Adopté
- N° I-1809 · Hélène Laporte Non soutenu
- N° I-1840 · Antoine Vermorel Non soutenu
- N° I-2472 · Yannick Favennec-Bécot Non soutenu
- N° I-3187 · David Taupiac Adopté
- N° I-3440 · Guillaume Kasbarian Non soutenu
Auteur
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 1906
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B1906P1D1N002324
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B1906