Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CL12

Colette Capdevielle SOC · Article 58

En clair

Colette Capdevielle a déposé cet amendement le 15 oct. 2026, avec 9 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République le 28 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
85 sur 275amendements dont le sort est connu, en commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Justice judiciaire0 €0 €
Administration pénitentiaire0 €0 €
Protection judiciaire de la jeunesse0 €0 €
Accès au droit et à la justice+45 000 000 €+45 000 000 €
Conduite et pilotage de la politique de la justice−45 000 000 €−45 000 000 €
Conseil supérieur de la magistrature0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à renforcer de 45 millions d’euros globalement les moyens consacrés à l'accès au droit et à la justice.

Le PLF2027 diminue les crédits de l’aide juridictionnelle, passant de 712,3 à 708,5 millions. Les recettes fiscales elles, augmentent de 43,1 millions d’euros et justifient cette baisse par 17,2 millions qui proviennent de la contribution en appel, par les droits de timbre, et 25,9 millions qui proviennent de la CJE (contribution pour la justice économique).

Aussi, les crédits consacrés au développement de l’accès au droit et du réseau judiciaire de proximité diminuent de 1,97 %, et ceux de la médiation et des espaces de rencontre reculent de 0,77 %.

Ces 45 millions sont donc calculés avec : les 43,1 millions attendus des nouvelles contributions, 1 million pour restaurer et dépasser légèrement les crédits d’accès au droit, 0,9 million pour renforcer les espaces de rencontre et de médiation familiale.

Le groupe Socialistes et apparentés considère que l’égalité devant la justice suppose une aide juridictionnelle correctement financée par l’État, et non aux frais des justiciables.

Cet effort doit aussi permettre d’améliorer la rémunération des missions effectuées au titre de l’aide juridictionnelle. La contribution de l’État est calculée à partir d’unité de valeur de référence, fixée à 36 euros, multipliée par un coefficient qui varie selon la procédure.

Les travaux récents sur la loi intégrale dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ont notamment appuyer la nécessité de mieux valoriser l’intervention des avocats auprès des victimes. Nous avons d’ailleurs proposé de prévoir 20 unités de valeur pour la rédaction d’une plainte avec constitution de partie civile en matière criminelle, pour améliorer l’accès à l’avocat dès le dépôt de plainte.

Le groupe Socialistes et apparentés souhaite que ces crédits soient affectés prioritairement à l’action 01 « Aide judirictionnelle », 02 « Développement de l’accès au droit et du réseau judiciaire de proximité » et 04 « Médiation et espace de rencontre » du programme 101 « Accès au droit et à la justice ». Dans le respect de l’article 40 de la Constitution, le même montant est prélevé sur l’action 09 « Action informatique ministérielle » du programme 310 « Conduite et pilotage de la politique de la justice ». Nous invitons le Gouvernement à lever le gage.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 10

Colette Capdevielle SOC

Les 9 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59051B3210P2D1N000012
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210