Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CL8

Colette Capdevielle SOC · Article 58

En clair

Colette Capdevielle a déposé cet amendement le 15 oct. 2026, avec 9 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République le 28 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
85 sur 275amendements dont le sort est connu, en commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Justice judiciaire0 €0 €
Administration pénitentiaire−50 000 000 €−50 000 000 €
Protection judiciaire de la jeunesse0 €0 €
Accès au droit et à la justice0 €0 €
Conduite et pilotage de la politique de la justice0 €0 €
Conseil supérieur de la magistrature0 €0 €
Fonds d'expérimentation de la régulation carcérale (ligne nouvelle) (création)+50 000 000 €+50 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à créer un fonds d’expérimentation de la régulation carcérale contraignante, afin de répondre à la surpopulation chronique des prisons françaises.

Au 1er août 2026, les prisons françaises comptaient 89 668 détenus, un chiffre sans précédent. Cette situation porte atteinte à la dignité des personnes détenues, dégrade les conditions de travail des personnels pénitentiaires et compromet les objectifs de réinsertion et de prévention de la récidive. Lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale, le 2 juillet 2025, le groupe de travail sur la régulation carcérale, constitué sous l’égide de la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté, a appelé à inscrire dans la loi un mécanisme national de régulation carcérale contraignant.

À cette occasion, Ivan Gombert, secrétaire national de FO Direction, a alerté les députés : « Quand je vois ce rythme de plus de 5 000 [nouveaux] détenus par an, je m’inquiète, parce qu’on ne voit pas de frein. Quand est-ce que ça va s’arrêter ? Plus de 5 000 détenus, ce n’est pas normal. Plus de 5 000 pour nous, c’est une bombe. Et on vous aura avertis ».
La surpopulation accroît les tensions et les risques au sein des établissements, fragilise les conditions de détention et rend plus difficile le travail des personnels chargés de la surveillance, de l’accompagnement et de la réinsertion.

Les propositions de loi engagées par Florent Boudié puis reprises par Guillaume Gouffier Valente témoignent de la nécessité d’agir sur la suroccupation des établissements pénitentiaires. Toutefois, la mise en œuvre effective d’une régulation carcérale suppose des moyens humains et matériels suffisants, notamment en magistrats, personnels de greffe et conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation, ainsi que des capacités d’accompagnement en milieu ouvert.

Le présent amendement propose ainsi de créer un fonds dédié au financement d’une expérimentation de la régulation carcérale contraignante. Pour ce faire, le présent amendement propose de prélever 50 millions d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement sur le programme 107 « Administration pénitentiaire », afin d’abonder un nouveau programme intitulé « Fonds d’expérimentation de la régulation carcérale ». Nous invitons le Gouvernement à lever le gage.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 10

Colette Capdevielle SOC

Les 9 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59051B3210P2D1N000008
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210